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Saga BettencourtLiliane Bettencourt reste sous tutelle

L'héritière du géant français des cosmétiques L'Oréal, 89 ans, va rester sous la tutelle de sa fille et de ses deux petits-fils, a décidé mercredi la justice.

Liliane Bettencourt reste sous la tutelle de sa fille et de ses petits-fils.

Liliane Bettencourt reste sous la tutelle de sa fille et de ses petits-fils.

AFP

Liliane Bettencourt demandait un assouplissement de son régime de protection judiciaire.

La cour d'appel de Versailles a confirmé les modalités décidées mi-octobre par la juge des tutelles de Courbevoie. L'avocat de Liliane Bettencourt, Me Jean-René Farthouat, n'a souhaité faire «aucun commentaire».

Le 17 octobre 2011, la juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de- Seine), Stéphanie Kass-Danno avait désigné la fille unique de la milliardaire Françoise Bettencourt-Meyers et ses deux fils Nicolas et Jean-Victor pour veiller sur son patrimoine. Jean-Victor Meyers avait également été chargé d'assister sa grand-mère dans sa vie quotidienne.

L'avocat de la milliardaire de 89 ans, qui avait fait appel de cette mise sous tutelle, réclamait son placement sous curatelle renforcée, un régime de protection moins contraignant. Liliane Bettencourt semblait, par la voix de ses conseils, s'accrocher à cette perspective, après avoir vainement tenté en novembre de faire suspendre l'exécution provisoire de son placement sous tutelle.

«Démence mixte»

La fille du fondateur de L'Oréal souhaitait que son petit-fils Jean-Victor Meyers, 25 ans, soit son curateur et que la gestion de ses biens et de son patrimoine soient confiée à des tiers, au détriment de sa fille Françoise.

Pour l'avocate des trois tuteurs, Me Béatrice Weiss-Gout, la curatelle n'était pas une mesure de protection «adaptée», car «insuffisante» au regard de l'état de santé de Liliane Bettencourt. Dans leur rapport le plus récent, plusieurs médecins avançaient le diagnostic d'une «démence mixte» et d'»une maladie d'Alzheimer à un stade modérément sévère», avec «un processus dégénératif cérébral lent».

Les conclusions inquiétantes de ce rapport avaient motivé l'ouverture fin septembre d'une information judiciaire pour abus de faiblesse entre septembre 2006 et septembre 2011 par le parquet de Bordeaux. Dans cette enquête, François-Marie Banier, son compagnon Martin d'Orgeval et l'ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire Patrice de Maistre ont été mis en examen mi-décembre, notamment pour «abus de faiblesse».

(AFP)

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