Football: Lille: des supporters envahissent le terrain pour agresser des joueurs

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FootballLille: des supporters envahissent le terrain pour agresser des joueurs

Des scènes de violence choquantes se sont déroulées au Stade Pierre Mauroy à la fin du match entre Lille et Montpellier.

par
LeMatin.ch

Un vent de folie a poussé certains «supporters» du LOSC à escalader les barrières du Stade Pierre-Mauroy pour entrer sur la pelouse à l'issue du match nul Montpellier samedi (1-1).

Ces derniers ne se sont pas contentés d'envahir le terrain: ils ont aussi attaqué verbalement et physiquement leurs joueurs. De quoi provoquer une grosse panique pour le service de sécurité, qui a dû se tenir en rangs serrés pour empêcher les protestataires d'accéder aux vestiaires.

Une façon stupide de protester contre la gestion du président Gérard Lopez et les mauvais résultats sportifs du club cette saison. Après 29 journées de championnat, le LOSC ne pointe qu'à la 19e place du championnat et se trouve en grand danger de relégation.

«Mes joueurs ne méritent pas ça. Nos supporters sont en colère, il y a de la frustration, de la peur de voir l'équipe descendre en Ligue 2. Je le comprends, mais envahir le terrain et aller dans la violence, ça n'arrange rien», a réagi l'entraîneur de Lille Christophe Galtier, cité par l'AFP. Si nos supporters pensent qu'en mettant une pression physique sur les joueurs, ça va améliorer l'équipe, je peux leur dire que non (...) Aucun joueur n'a parlé dans le vestiaire (...) Certains étaient choqués, mais il n'y a pas eu de mots ou de colère», poursuit-il.

Le LOSC risque évidemment une grosse sanction après ce triste incident, qui pourrait avoir été prémédité selon les confessions d'un supporter interrogé par RMC Sports.

A West Ham le capitaine s'est battu avec un supporter

Des propriétaires qui filent à l'anglaise, le capitaine qui se bat avec un supporter, des scènes d'émeute au London Stadium: West Ham a connu un samedi noir lors de la défaite contre Burnley (0-3), plaçant le club sous la menace de mesures disciplinaires.

La situation sportive des "Hammers" n'est pourtant pas catastrophique. Le club de l'est de Londres est 16e du Championnat d'Angleterre, trois points au-dessus de la zone de relégation, mais les virulents fans des "Irons" ne supportent pas leur nouveau stade, ni la politique des dirigeants qu'ils accusent d'aseptiser le club. Et la bulle de colère a éclaté...

Après le premier but de Burnley, quelques supporters ont envahi le terrain avant d'être poussés dehors par le défenseur James Collins. L'un des fans a même été jeté à terre par le capitaine Mark Noble.

"Je suis un fan de West Ham et j'ai toujours protégé le club. Mais si quelqu'un s'approche de moi, je me protègerai", s'est défendu Noble. "C'est comme ça depuis les deux dernières saisons, depuis qu'on a emménagé dans ce stade. A chaque fois que l'on perd, les dirigeants sont critiqués. Il semblerait qu'aujourd'hui les fans en aient eu assez."

"L'atmosphère était horrible", a constaté le milieu de terrain formé à West Ham. "On sait qu'une grande partie (des critiques) n'est pas destinée aux joueurs, mais il faut que l'on soit assez fort pour jouer dans cette ambiance."

Le pire restait à venir puisque le deuxième but de Burnley a provoqué des scènes de chaos. Plusieurs centaines de fans se sont alors dirigés vers la loge des propriétaires pour demander leur départ, cetains les accusant de "détruire le club", d'autres lançant des projectiles.

Les copropriétaires David Gold et David Sullivan, dont la décision de déménager le club d'Upton Park à l'ancien stade olympique -que West Ham loue- est à l'origine de la colère des supporters, ont quitté l'enceinte par sécurité.

Les forces de l'ordre ont ensuite encadré les supporters et le banc de West Ham, tandis que le staff de Burnley a invité des enfants pris dans le chaos à se réfugier sur leur banc.

(afp)

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