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EuropeL'impasse politique en Grèce fait plonger les Bourses

L'incertitude sur l'avenir de la Grèce a pesé sur les principaux marchés ayant tous terminé dans le rouge alors que les ministres des finances de la zone euro devaient se retrouver à Bruxelles.

Paris a plongé de plus de 2% à la séance de lundi.

Paris a plongé de plus de 2% à la séance de lundi.

ARCHIVES, AFP

Les nerfs des marchés financiers ont été à nouveau éprouvés par l'incertitude politique persistante en Grèce où un gouvernement de coalition peine à se former, plus d'une semaine après la tenue des élections législatives.

A la clôture, Paris a reculé de 2,29%, Londres de 1,97% et Francfort de 1,94%. Madrid et Milan ont respectivement perdu 2,66% et 2,74%. La Bourse d'Athènes (Athex) a quant à elle chuté de 4,56%.

Le mouvement baissier a été suivi à Wall Street, le Dow Jones cédant 1,15% et le Nasdaq 1,11% à l'ouverture.

Plombé par ce climat, l'euro accentuait son repli face au billet vert, s'enfonçant sous 1,29 dollar. Vers 16hGMT (18h à Paris), l'euro valait 1,2845 dollar contre 1,2917 dollar vendredi vers 21h GMT.

Investisseurs inquiets

La crise politique en Grèce fait craindre aux investisseurs un retard, voire une suspension des aides financières promises à Athènes pour lui permettre de faire face à ses échéances, sans lesquelles le pays risque la faillite.

La Grèce est suspendue à une nouvelle réunion lundi soir des dirigeants des partis politiques pour tenter de former un gouvernement de coalition. Or, de nouvelles élections pourraient être convoquées en juin si aucune coalition ne voit le jour d'ici jeudi.

"Ces élections ne conduiront pas seulement à un nouveau rejet éventuel des mesures d'austérité" imposées à Athènes, mais elles représenteront "un véritable référendum sur le maintien ou non du pays dans la zone euro", estime Markus Huber d'ETX Capital.

Une sortie de la Grèce de la zone euro mettrait beaucoup de ses entreprises en défaut de paiement mais pourrait aussi entraîner la dégradation des notes de celles d'autres pays, notamment l'Italie et l'Espagne, a affirmé lundi l'agence d'évaluation financière Fitch.

Plus bas niveau historique

La tension était également palpable sur le marché obligataire. L'Espagne et l'Italie ont toutes deux fait appel aux marchés lundi, Madrid ayant vu ses taux grimper. Les banques espagnoles, qui on dû effectuer de nouvelles provisions, continuent d'inquiéter les investisseurs.

Conséquence, les taux à 10 ans de l'obligation allemande de référence (Bund) tombaient lundi à leur plus bas niveau historique, les investisseurs très inquiets du blocage politique en Grèce plébiscitant ces titres de dette réputés sûrs.

De son côté, la France a levé avec succès 7,260 milliards d'euros à court terme lundi après-midi.

L'incertitude en Grèce, de même que la situation en Espagne, devaient être une nouvelle fois à l'ordre du jour de la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.

(AFP)

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