Hockey sur glace - L’impression que rien n’arrêtera Genève

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Hockey sur glaceL’impression que rien n’arrêtera Genève

Les Grenat ont remporté leur septième match consécutif pour se qualifier pour la troisième finale de leur histoire. Zurich n’a rien pu y faire.

par
Grégory Beaud
(Zurich)
Sport-Center

«Taisez-vous, bande de mangeurs de grenouilles». Le retour des spectateurs - même une petite cinquantaine - permet également celui des émotions dans les gradins. Et c’est peu dire que les fans des Zurich Lions ont vécu une série pour le moins frustrante. Comme Sven Andrighetto & Cie, d’ailleurs. Alors lorsque les journalistes de la radio se sont époumoné sur le 1-3 de Mathieu Vouillamoz, l’homme à la casquette des ZSC Lions a craqué. Doigts d’honneur à la clé, il a symbolisé l’impuissance des joueurs du Hallenstadion. Sur cette série de demi-finale, les hommes de Rikard Grönborg n’ont tout simplement pas vu le puck. Ils n’ont même jamais mené au score en 180 minutes. Etourdissant.

À lire ici, notre entretien avec Linus Omark.

Cette impressionnante machine s’est mise en route du jour au lendemain. Rappelons-nous que GE Servette était mené 1-0 dans son quart de finale face à FR Gottéron après une fin de saison poussive. En deux semaines, tout a changé. C’est parti du check appuyé de Noah Rod lors du premier shift de l’Acte II face aux Dragons. Ce soir-là, le capitaine a donné le ton. Il a montré la voie à son équipe. Depuis, les Aigles volent tous dans la même direction à l’image d’un escadron impossible à freiner.

Deux jours de repos en plus

Cet Acte III a suivi la même logique la deuxième rencontre, mardi à Genève. Lors de la deuxième période, Zurich semblait mûr pour faire tourner la rencontre en sa faveur. Mais Daniel Manzato a tenu bon, tandis que les attaquants ont fait le job. Cette fois-ci, c’est Daniel Winnik a qui joué les héros avec un doublé. Lors de ces séries, c’est à chacun son tour de briller. C’est aussi ça la force de la formation de Patrick Emond. Chaque soir, le danger peut venir de n’importe où ou presque. Ce qui ne change pas, par contre, c’est la rigueur défensive et l’asphyxie systématique qui étreint les attaquants adverses.

À lire ici, Daniel Manzato vu par son coach.

S’ils ne connaissent pas encore leur adversaire lors de la troisième finale de leur histoire après 2008 et 2010 (Rapperswil donne du fil à retordre à Zoug), les Genevois peuvent au moins se dire qu’ils ont gagné le droit de bénéficier de deux jours de repos supplémentaire avant d’entamer cette dernière ligne droite dans la lutte pour le titre. C’est typiquement le genre de petites choses qui peuvent faire la différence au bout du compte, n’en déplaise aux supporters des Zurich Lions.

À lire ici, le compte-rendu de l’acte III.

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