Littérature: L’incroyable succès de «L’Anomalie», le dernier prix Goncourt
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LittératureL’incroyable succès de «L’Anomalie», le dernier prix Goncourt

Quelque 633 000 exemplaires du roman d’Hervé Le Tellier ont été écoulés, ce qui lui a permis de dépasser, à la deuxième place, les fameuses «Bienveillantes», de Jonathan Littell.

Hervé Le Tellier brandit son roman, «L’Anomalie», lors de l’annonce du prix Goncourt 2020, en novembre dernier.

Hervé Le Tellier brandit son roman, «L’Anomalie», lors de l’annonce du prix Goncourt 2020, en novembre dernier.

AFP

Accéder au panthéon des Goncourt les plus vendus n’était pas dans les plans du romancier français Hervé Le Tellier, avec «L’Anomalie», ni même des éditions Gallimard qui, malgré leur expérience, n’avaient pas anticipé ce succès.

«Ce n’était pas tout à fait un succès obligatoire, prévu, indispensable. Il n’y a pas de recette: je ne m’y attendais pas du tout moi-même», dit à l’AFP Hervé Le Tellier qui a reçu en 2020 la prestigieuse distinction littéraire française.

Quelque 633 000 exemplaires du roman ont été écoulés, selon l’institut GfK, ce qui a permis de dépasser, à la deuxième place, «Les Bienveillantes» de Jonathan Littell, Goncourt 2006 et autre titre de Gallimard.

A la première place, «L’Amant» de Marguerite Duras (Goncourt 1984) atteint 1,63 million d’exemplaires, d’après les éditions de Minuit.

Ce sont là les titres pour lesquels existent des chiffres fiables, les uns parce qu’ils datent d’une époque où le secteur de l’édition française s’est doté d’outils de mesure précis et l’autre parce qu’il n’a connu qu’un seul éditeur et un seul format.

A proprement parler, «Les Bienveillantes» ou «Chanson douce» de Leïla Slimani, Goncourt 2016, comptent plus d’exemplaires, en incluant l’édition poche (Folio). Gallimard souligne toutefois que «L’Anomalie» est un plus grand succès au sein de sa Collection blanche.

Il existe aussi d’autres romans primés au XXe siècle qui se sont mieux vendus, sans qu’on sache à quel point, entre la démultiplication des éditions et l’inconnue des stocks d’invendus.

Chiffre invérifiable

«La Condition humaine» d’André Malraux, Goncourt 1933, passe pour le champion toutes catégories: on parle de 4 millions d’exemplaires, ce que Gallimard ne peut ni confirmer, ni infirmer.

Combien d’exemplaires du Goncourt 1919 de Marcel Proust, «A l’ombre des jeunes filles en fleurs»? Personne ne sait. Et pour «Les Noces barbares" de Yann Queffélec, énorme succès chez France Loisirs? Le chiffre de 2 millions a parfois été avancé.

Pour «L’Epervier de Maheux» (éditions Pauvert), Goncourt 1972, un autre éditeur de Jean Carrière, l’auteur, parlait en 1987 de 1,7 million d’exemplaires, qui en feraient 2 millions aujourd’hui. Invérifiable.

Point commun entre ce dernier best-seller et «L’Anomalie": un lancement discret, puis un emballement progressif. Carrière, qui n’avait publié auparavant qu’un seul roman, aux ventes très modestes, avait vu le succès lui tomber dessus sans prévenir. Hervé Le Tellier, à 63 ans, avait plus de 20 titres derrière lui, tout en restant méconnu du grand public.

Il n’a aucunement bénéficié du plan médias qui avait porté «L’Amant», attendu comme l’une des oeuvres les plus importantes d’une romancière de légende, ou «Les Bienveillantes», présenté par Gallimard aux journalistes comme l’événement éditorial de la décennie.

«Alignement de planètes»

«Le premier tirage est de 12.500 exemplaires, ce qui est peu, mais la demande a été immédiate. Très vite il a fallu réimprimer: le bouche à oreille était très bon. Ensuite, être sur liste de plusieurs prix, ça a éveillé l’attention chez les libraires et les journalistes, avec des critiques tombées assez tardivement», se souvient Hervé Le Tellier.

D’après Alice Breniaux, de la librairie des Arcades à Lons-le-Saunier (Centre-Est), «le thème n’était pas forcément porteur: un auteur de l’Oulipo, cette histoire bizarre d’avion double, des réflexions sur les algorithmes... Mais quand on en a parlé comme d’un possible Goncourt, ça a décollé».

«Le fait que le prix Goncourt soit attribué juste un mois avant Noël a beaucoup aidé. Les gens ne demandaient pas de quoi ça parlait, ni si on avait aimé: ils l’achetaient pour l’offrir. Là il continue à bien se vendre», explique-t-elle à l’AFP.
L’auteur de «L’Anomalie» évoque «une sorte d’alignement de planètes».

«L’arrivée tardive des critiques par exemple. Mieux vaut une page fin octobre qu’un quart de page en septembre. Et puis c’est triste à dire, mais l’impossibilité d’entrer dans les librairies a fait que les romans en vitrine étaient beaucoup plus achetés. Ensuite les libraires ont vu une véritable ferveur quand ils ont rouvert. Et, ce qui est extrêmement réjouissant, cet élan s’est maintenu au-delà de Noël», estime-t-il.

Hervé Le Tellier croit aussi à un ingrédient: son titre. «Quelle ironie. Ce qui était un mauvais titre au départ a pris une dimension autre, avec l’année de dingue qu’on a tous passée».

(AFP)

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7 commentaires
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Juste Dorig

17.02.2021, 13:43

Cet article est journalistiquement mauvais dans la mesure ou il ne dit pas en quoi consiste l'histoire. Vos statistiques sont trop longues et celui qui n'a pas d'info ou lu le livre, sont totalement tenu hors du sujet.

Circo Loco

17.02.2021, 11:29

Hervé le Tellier a résolu magnifiquement l’énigme de gorges blake l’agent double soviétique. Il avait certainement pris le vol d’Aeroflot qui se posa deux fois... Circo L😷C🤪

le plombier de nulle part reflexion action

17.02.2021, 11:07

on dit un porte clè un porte jarretelle un porte bouteille alors pourquoi a l'entrèè on dit la porte et on na pas inventer le porte la porte et le porte a porte existe je me demande bien pourquoi