Pandémie - L’Inde nie compter plusieurs millions de morts du Covid
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PandémieL’Inde nie compter plusieurs millions de morts du Covid

Les autorités indiennes ont rejeté jeudi les conclusions d’une étude selon laquelle le nombre réel de décès du Covid dans le pays serait jusqu’à onze fois supérieur aux chiffres officiels.

Les autorités indiennes ont balayé jeudi les conclusions d’une étude selon laquelle entre 3,4 et 4,7 millions de personnes seraient mortes du Covid dans le pays, soit bien plus que les 420 000 décès recensés officiellement.

Les autorités indiennes ont balayé jeudi les conclusions d’une étude selon laquelle entre 3,4 et 4,7 millions de personnes seraient mortes du Covid dans le pays, soit bien plus que les 420 000 décès recensés officiellement.

REUTERS

Le gouvernement indien a rejeté jeudi, les conclusions de récentes études qui évaluent le nombre des morts dues au Covid-19 en Inde à plusieurs millions, soit bien plus que le chiffre officiel d’environ 420’000.

Dans une déclaration, le gouvernement souligne cependant que plusieurs États indiens procèdent désormais à un «rapprochement» de leurs données, à la suite d’un pic dans le nombre des cas en avril et mai.

Mardi, une étude réalisée par le Centre pour le développement mondial, un organisme de recherche américain, estimait entre 3,4 et 4,7 millions le nombre des personnes mortes du Covid-19 en Inde, soit entre huit et 11 fois le chiffre officiel.

Cela placerait l’Inde en tête des pays les plus endeuillés par la pandémie. Actuellement, avec 419’000 décès officiellement recensés, elle arrive derrière les États-Unis (610’000 morts) et le Brésil (545’000).

Comptages imprécis

Cette étude est l’une des toutes dernières en date à mettre en doute les données officielles de l’Inde. Elle relève la faiblesse des comptages et un taux de mortalité par million moitié moins élevé que la moyenne mondiale.

Les chercheurs se sont particulièrement intéressés à l’excès de mortalité – le nombre des morts supplémentaires par rapport à une période normale – et aux taux de mortalité enregistrés dans d’autres pays.

Jeudi, le gouvernement indien a déclaré qu’il s’agissait d’une «supposition impertinente selon laquelle le risque de décès d’une personne infectée est le même dans tous les pays».

Selon lui, les études n’ont pas tenu compte de «facteurs comme la race, l’appartenance ethnique, la constitution génétique de la population, l’exposition antérieure de cette population à d’autres maladies et l’immunité qui en découle».

«Totalement fallacieux» pour le gouvernement indien

Supposer que toutes les morts supplémentaires sont dues au coronavirus n’est «pas fondé sur des faits et est totalement fallacieux», estime le gouvernement.

Il ajoute que l’Inde dispose d’une «stratégie rigoureuse de traçage des contacts», d’une «grande disponibilité» des laboratoires de tests et que si certains cas ont pu ne pas être détectés, «un manquement dans le comptage des morts est improbable».

La déclaration étrille au passage les autorités locales, en précisant que le Ministère de la santé «ne fait que compiler et publier les données envoyées par les gouvernements régionaux» et qu’il a «conseillé de manière répétée» ces derniers sur la bonne façon d’effectuer le recensement des morts survenues.

Nombre de morts revu à la hausse au Maharashtra

Le gouvernement précise que les États indiens, submergés par la vague d’avril et de mai, ont été «encouragés à procéder aux audits minutieux qui auraient pu manquer», et que certains d’entre eux ont mis à jour leurs données, ces dernières semaines.

Le Maharashtra, l’État le plus touché en Inde, a ainsi revu son chiffre sur les morts à la hausse avec 15’000 décès supplémentaires. Le Bihar et le Madhya Pradesh ont ajouté respectivement 4000 et 1500 morts à leur comptage.

(AFP)

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