Documentaire - L’industrie de la pêche au pilori
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DocumentaireL’industrie de la pêche au pilori

Les images sont choquantes: dans son documentaire «Seaspiracy», diffusé sur Netflix, le jeune Britannique Ali Tabrizi dresse un tableau sombre des océans. Il montre des dauphins massacrés, des requins sans nageoires et des baleines étouffées par des filets de pêche, victimes indirectes de l’industrie de la pêche.

Les problèmes causés par la surpêche font de plus en plus scandale.

Les problèmes causés par la surpêche font de plus en plus scandale.

AFP

Des centaines de milliers de créatures marines meurent parce qu’elles ont été prises par erreur dans les filets des pêcheurs, écrit le «SonntagsBlick». Ces animaux sont les victimes collatérales oubliées de la pêche industrielle. C’est la triste réalité que dépeint «Seaspiracy», le documentaire choc du Britannique Ali Tabrizi, 27 ans, qui a suscité la polémique sur les réseaux sociaux.

Cependant, tout le monde convient que Tabrizi aborde un sujet important. Car contrairement aux problèmes de l’industrie de la viande, ceux de la pêche n’ont guère été abordés jusqu’à présent. De nombreuses personnes qui évitent consciemment la consommation de viande continuent de manger du poisson. En Suisse, la consommation de poisson est faible par rapport à la consommation de viande: en 2019, chaque habitant a consommé 47,8 kilos de viande mais seulement 8,5 kilos de poisson.

Peu d’alternatives en magasin

Mais alors que la consommation de viande est en baisse constante depuis dix ans, il n’y a pas de tendance à la baisse de la consommation de poisson. Au contraire: de 2019 à 2020, elle a même augmenté de 0,3 kilo. Simone Fuhrmann de l’association Swissveg explique cette différence par le manque de connaissances de base sur le poisson. «Il y a aussi souvent un manque d’empathie, car les poissons sont moins capables de communiquer que les animaux terrestres», explique-t-il.

Les conséquences se reflètent dans l’offre alimentaire: si les magasins proposent depuis longtemps des hamburgers à base de betteraves et du poulet à base de tofu, les alternatives végétaliennes au poisson ne sont pas encore très répandues. Mais cela est en train de gentiment changer chez les grands distributeurs. Swissveg espère que «Seaspiracy» encouragera les téléspectateurs à au moins remettre en question leur consommation de poisson.

(ndk)

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