Talibans – L’interprète qui avait secouru Biden a fui l’Afghanistan
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TalibansL’interprète qui avait secouru Biden a fui l’Afghanistan

Aman Khalili avait volé au secours de trois sénateurs américains en 2008, dont celui qui est depuis devenu président des États-Unis.

Les sénateurs, Joe Biden, John Kerry et Chuck Hagel étaient en visite en Afghanistan en février 2008.

Les sénateurs, Joe Biden, John Kerry et Chuck Hagel étaient en visite en Afghanistan en février 2008.

AFP

Un interprète afghan qui avait participé à une mission de sauvetage de Joe Biden lorsque son hélicoptère s’était posé en urgence en Afghanistan en 2008 a réussi à fuir le pays après s’être caché des talibans pendant plusieurs semaines, a confirmé lundi le département d’État américain.

Aman Khalili a traversé la frontière avec le Pakistan avec sa famille avant d’être évacué par avion vers Doha, au Qatar, où des milliers de civils afghans attendent d’obtenir un visa d’immigration vers les États-Unis, a précisé à l’AFP un porte-parole. Selon le Wall Street Journal, l’interprète, sa femme et ses cinq enfants ont été aidés dans leur fuite par des volontaires américano-afghans et des anciens combattants américains.

En poste sur la base aérienne de Bagram, il faisait partie d’une unité venue secourir trois sénateurs, Joe Biden, John Kerry et Chuck Hagel, en visite en Afghanistan en février 2008. Pris dans une tempête de neige, leur hélicoptère avait dû atterrir d’urgence dans une vallée à une trentaine de kilomètres de la base. Une fois les trois élus en sécurité, l’interprète avait monté la garde pendant trente heures autour des appareils en attendant une fenêtre météo favorable pour redécoller.

«M. le président, ne m’oubliez pas ici»

Après le retour au pouvoir des talibans à la mi-août, la famille avait rallié l’aéroport de Kaboul quand les États-Unis avaient organisé un vaste pont aérien pour évacuer les citoyens américains et les Afghans ayant collaboré avec les autorités américaines. Mais les militaires avaient refusé de laisser sa famille entrer dans l’enceinte sécurisée. Il avait demandé l’aide du président Joe Biden dans une lettre publiée le 31 août par le Wall Street Journal.

«Bonjour M. le président: sauvez-moi et ma famille. Ne m’oubliez pas ici», suppliait-il, affirmant craindre pour sa vie. La porte-parole de la Maison Banche Jen Psaki avait assuré que les États-Unis allaient l’aider. «Merci de vous être battu à nos côtés ces 20 dernières années», avait-elle dit. «Nous vous ferons partir».

À la fin du pont aérien, qui a évacué plus de 120000 personnes, Aman Khalili et sa famille se sont cachés dans un endroit sûr à Kaboul. Après avoir tenté de prendre un avion dans le nord de l’Afghanistan, ils ont passé clandestinement la frontière pakistanaise le 5 octobre, selon le Wall Street Journal. Le quotidien précise que le département d’État a déclenché une procédure d’urgence pour que la famille obtienne un visa d’immigration spécial pour s’installer aux États-Unis.

(AFP)

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