Nucléaire – L’Iran a produit 120 kg d’uranium enrichi à 20%
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NucléaireL’Iran a produit 120 kg d’uranium enrichi à 20%

Après le retour des sanctions visant le pays en 2018 sous la présidence Trump, l’Iran a progressivement abandonné ses engagements de 2015.

Le président iranien Ebrahim Raisi (gauche) accompagné par le chef du programme nucléaire iranien Mohammad Eslami lors d’une visite du site nucléaire de Bushehr.

Le président iranien Ebrahim Raisi (gauche) accompagné par le chef du programme nucléaire iranien Mohammad Eslami lors d’une visite du site nucléaire de Bushehr.

AFP PHOTO / HO / IRANIAN PRESIDENCY

Téhéran a franchi un nouveau seuil en augmentant à plus de 120 kg son stock d’uranium enrichi à 20%, a annoncé samedi soir le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.

«Nous avons dépassé les 120 kg. Nous avons plus que ce chiffre. Notre peuple sait bien qu’ils (les Occidentaux, ndlr) étaient censés nous donner le combustible enrichi à 20% pour utiliser dans le réacteur de Téhéran, mais ils ne l’ont pas fait», a déclaré Mohammad Eslami à la télévision d’État. «Si nos collègues ne le produisaient pas, nous aurions naturellement des problèmes avec le manque de combustible pour le réacteur de Téhéran», a-t-il ajouté.

Une première depuis l’accord de 2015

Selon les estimations de fin août, Téhéran avait porté à 84,3 kg son stock d’uranium enrichi à 20%, un niveau qui lui permet en théorie de produire des isotopes médicaux, utilisés notamment dans le diagnostic de certains cancers. Puis en avril, la République islamique a franchi le seuil inédit de 60% et en a produit depuis 10 kg, se rapprochant des 90% nécessaires à la confection d’une bombe.

Conclu en 2015 entre l’Iran d’une part, et les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, la Russie, la France et l’Allemagne d’autre part, l’accord offrait à Téhéran la levée d’une partie des sanctions internationales en échange d’une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous le strict contrôle de l’ONU.

Mais après le retrait unilatéral des Américains de l’accord en 2018 sous la présidence de Donald Trump, Téhéran a progressivement abandonné ses engagements. Les États-Unis ont en retour imposé des sanctions.

(AFP)

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