mer d’Oman - L’Iran annonce la perte d’un gros navire
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mer d’OmanL’Iran annonce la perte d’un gros navire

Le «Kharg», bâtiment de plus de 200 mètres de la Marine iranienne, a coulé en mer d’Oman, mercredi, à cause d’un incendie. L’équipage a pu être récupéré à temps.

Officiellement «navire-école de soutien», selon l’Iran, pétrolier «ravitailleur» et «porte-hélicoptères», d’après un site américain spécialisé, le «Kharg» a coulé mercredi en mer d’Oman, au large du port de Jask.

Officiellement «navire-école de soutie, selon l’Iran, trolier «ravitailleur» et «porte-hélicoptères», d’après un site américain spécialisé, le «Kharg» a coulé mercredi en mer d’Oman, au large du port de Jask.

AFP

La Marine iranienne a annoncé, mercredi, le naufrage en mer d’Oman d’un navire auxiliaire de plus de 200 mètres de long, après des heures de lutte contre un incendie qui s’était déclaré à bord mardi. L’équipage de ce bâtiment, le «Kharg», a pu être évacué avant que le navire ne sombre, au large du port de Jask, dans le sud de l’Iran, indiquait la Marine.

Les forces navales de la République islamique présentent le «Kharg» comme un «navire-école de soutien», en service depuis «plus de quatre décennies». Mais selon GlobalSecurity.org, site américain spécialisé sur les questions militaires, il s’agit d’un pétrolier «ravitailleur» et «porte-hélicoptères» construit au Royaume-Uni.

Épaisse colonne de fumée

Commandé sous le règne du dernier Chah, le bâtiment, long de 679,5 pieds (207 mètres), a été livré en 1984, soit après la révolution iranienne de 1979 et alors que la jeune République islamique était en guerre contre l’Irak, ajoute le site.

La télévision d’État iranienne a diffusé des images apparemment prises du rivage et montrant une épaisse colonne de fumée s’élevant au large, au-dessus d’une mer turquoise, indiquant qu’il s’agissait du «Kharg» en train de brûler.

Longue lutte contre le feu

Selon la Marine iranienne, le feu s’est déclaré, mardi, dans l’«un des systèmes» du navire. Le communiqué ne donne aucune précision supplémentaire. Les secours ont lutté «pendant 20 heures» après que les marins eurent été évacués vers la côte, «mais compte tenu de la propagation de l’incendie, la mission de sauvetage a échoué et le navire a coulé près de Jask», écrit la Marine. Le texte ajoute que le bâtiment avait effectué ces jours-ci une «mission d’entraînement» dans les eaux internationales.

En 2020, 19 marins iraniens avaient été tués lors de manœuvres après qu’un bâtiment de guerre eut été touché par un tir ami. En avril, Téhéran avait annoncé qu’«un navire commercial» iranien, le «Saviz», avait été endommagé en mer Rouge par une explosion dorigine indéterminée. Le «New York Times» avait, lui, rapporté que le «Saviz» avait été visé par une attaque de «représailles» israélienne après «des frappes antérieures de l’Iran contre des navires israéliens».

L’importance du port de Jask

Le gouvernement iranien a annoncé, il y a quelques jours, que son projet d’oléoduc à destination de Jask avait été achevé et que du pétrole avait été acheminé, via ce pipeline, jusqu’à ce port. Pour l’Iran, le but est d’exporter du pétrole à partir de Jask, ce qui ferait gagner quelques jours de navigation par rapport au port pétrolier de Kharg, dans le Golfe, et permettrait aux navires-citernes d’éviter le détroit d’Ormuz, au cœur de vives tensions stratégiques entre l’Iran et les États-Unis, dont les navires de guerre sont présents en force dans la région.

Compte tenu des sanctions américaines contre l’Iran, mises en place sous la présidence de Donald Trump (janvier 2017 – janvier 2021) en vue de tarir les exportations pétrolières de la République islamique, Téhéran est particulièrement discret sur ses expéditions de brut à destination des quelques rares clients qui osent encore lui en acheter.

(AFP)

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