Golfe Persique: L’Iran dit avoir saisi deux pétroliers grecs en représailles
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Golfe PersiqueL’Iran dit avoir saisi deux pétroliers grecs en représailles

À la demande des États-Unis, la Grèce avait saisi, en avril, un pétrolier russe. Téhéran, prétextant que ce bateau est iranien, s’est vengé, confisquant, vendredi, deux navires grecs dans le golfe Persique.

Le différend a commencé quand Athènes, à la demande de Washington, a séquestré le «Pegas», un pétrolier russe, mais que Téhéran considère comme iranien.

Le différend a commencé quand Athènes, à la demande de Washington, a séquestré le «Pegas», un pétrolier russe, mais que Téhéran considère comme iranien.

REUTERS

Les Gardiens de la Révolution iraniens, l’armée idéologique de la République islamique, ont annoncé, vendredi, s’être emparés de deux pétroliers grecs dans les eaux du golfe Persique, peu après avoir protesté contre la saisie, par la Grèce, d’un navire transportant du pétrole iranien. Ils ont indiqué que leurs forces navales avaient «saisi aujourd’hui deux pétroliers grecs dans le Golfe, en raison de violations qu’ils ont commises», selon un communiqué publié sur leur site, sans donner d’autres détails.

Le ministère grec des Affaires étrangères a dénoncé des actes «assimilables à de la piraterie» et appelé les citoyens grecs à éviter de se rendre en Iran. Il a affirmé que des hélicoptères de la marine iranienne avaient hélitreuillé des hommes armés à bord des deux pétroliers. L’un d’eux, le «Delta Poseidon», naviguait alors dans les eaux internationales, a-t-il précisé. Le second, qui n’a pas été nommé, se trouvait près des côtes iraniennes, selon la même source.

Nombre total de marins inconnu

Le ministère grec a indiqué que neuf Grecs font partie des équipages des deux navires, mais a refusé de donner le nombre total des marins à bord. Athènes a informé l’Union européenne et l’Organisation maritime internationale de l’incident.

Plus tôt, vendredi, l’Iran avait de nouveau appelé à «lever immédiatement» la saisie d’un navire transportant du pétrole iranien retenu depuis mi-avril par la Grèce, sur demande des États-Unis. En vertu des sanctions européennes liées à la guerre en Ukraine, les autorités grecques ont saisi, le 19 avril, au large de l’île d’Eubée, le pétrolier russe «Pegas», rebaptisé quelques jours plus tard «Lana». Selon des informations à l’époque, le tanker transportait 115’000 tonnes de pétrole iranien.

Téhéran convoque le chargé d’affaires suisse

Mercredi, une porte-parole de la police portuaire grecque a déclaré que ce pétrole serait «transféré aux États-Unis, à la suite d’une demande de la justice américaine». Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué, vendredi, le chargé d’affaires suisse, qui représente les intérêts américains en raison de la rupture des relations diplomatiques entre Washington et Téhéran, après la Révolution islamique de 1979.

Téhéran accuse Washington de «violation claire du droit maritime et des conventions internationales», appelant à «lever immédiatement la saisie du navire et de son chargement». L’Iran a rappelé son opposition à «la pression et à l’intervention du gouvernement américain», qui ont mené à la saisie du navire, que Téhéran estime être sous la «souveraineté de la République islamique». Mais selon les documents aux mains des garde-côtes grecs, le pétrolier est toujours sous pavillon russe.

Une source au sein des garde-côtes grecs a indiqué à l’AFP que le transfert du pétrole vers un navire battant pavillon du Libéria avait débuté jeudi et allait «durer quelques jours».

(AFP)

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