Sardaigne - L’Italie demande l’aide des pays voisins pour combattre les incendies
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SardaigneIncendies: la France et la Grèce envoient quatre Canadair

Un incendie ravage toujours une partie de la Sardaigne. La France et la Grèce ont répondu à l’appel à l’aide des autorités italiennes.

La France et la Grèce ont au total envoyé quatre Canadair lundi pour aider l’Italie à combattre le feu qui ravage l’ouest de la Sardaigne où l’état de calamité a été décrété. Mobilisés dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l’Union européenne, les deux avions grecs sont déjà opérationnels et les deux appareils français devaient arriver sur l’île dans la matinée. Leur mission est d’appuyer les 7500 hommes, sept Canadair et 13 hélicoptères italiens engagés sur le terrain.

Les autorités sardes ont décrété l’état d’urgence après les violents incendies provoqués par la sécheresse, la chaleur et le sirocco qui ont détruit plus de 20’000 hectares de forêt, d’oliveraies et de cultures dans la région d’Oristano (ouest). Les éleveurs ont de leur côté perdu de nombreuses brebis ou chèvres et des habitations ainsi que des locaux agricoles et industriels ont brûlé. Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio a indiqué sur Facebook que la Protection civile italienne avait demandé aux autres pays européens de lui procurer des avions pour combattre le feu.

Deux sont déjà partis de France, a-t-il précisé. Une large région dans la province d’Oristano (ouest de l’île) est «à genoux à cause de l’incendie dévastateur», a souligné le ministre. Le feu fait toujours rage localement et les secours craignent l’arrivée du mistral, un vent du nord qui pourrait modifier la trajectoire des incendies et ainsi faire peser des menaces sur de nouvelles zones. Dans son village de Cuglieri, Paola Messana, une retraitée qui possède 200 oliviers, a dû fuir au dernier moment. «J’ai pris le chemin communal pour descendre. J’ai fait les 300 derniers mètres dans les flammes», raconte-t-elle lundi. «Quand j’ai vu les flammes sur la montagne, je savais que ça allait descendre vite parce qu’il y avait un sirocco hallucinant, un sirocco qui hurle. Je n’avais jamais vu un sirocco aussi fort».

Deux ânes prêtés par un éleveur pour débroussailler ses terres ont péri dans l’incendie. Les dégâts dans son oliveraie étaient encore impossibles à évaluer mais il n’y aura pas de récolte cette année. «Cette région est la région de Sardaigne qui produit la meilleure huile d’olive, c’est une catastrophe totale», ajoute-t-elle.

Le gouverneur sarde, Christian Solinas, a décrété l’état de calamité. «Il n’est pas encore possible d’effectuer une évaluation des dommages causés par les incendies toujours en cours dans la région d’Oristano mais c’est un désastre sans précédent. Des dizaines de milliers d’hectares de végétation détruits, des entreprises et des maisons brûlées, du bétail tué», a-t-il déploré dans un communiqué. Il a précisé avoir écrit au Premier ministre Mario Draghi pour demander que soit affectée à la reforestation des zones ravagées par le feu une partie des fonds consacrés au plan de relance post-Covid.

(AFP)

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