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AllemagneLitige autour de la restitution d'un tableau de Matisse

Un tableau de Matisse, «Femme assise», issu d'un trésor artistique retrouvé chez l'octogénaire allemand Cornelius Gurlitt, fait l'objet d'un litige. Deux parties se disputent désormais sa propriété.

«Femme assise» de Matisse

«Femme assise» de Matisse

AFP

Deux parties se disputent le tableau de Matisse intitulé «Femme assise» et retrouvé, au sein d'un trésor artistique, chez un octogénaire allemand.

Fin mars, un accord était pourtant en vue pour la restitution de ce Matisse aux héritiers du marchand d'art français juif Paul Rosenberg. Mais une deuxième partie réclame désormais la restitution du tableau.

«Je suis juridiquement obligé d'examiner d'abord les réclamations du nouveau demandeur avant la restitution du tableau», a souligné l'avocat de Cornelius Gurlitt, Christoph Edel, cité dans un communiqué.

Il risque, dans le cas contraire, de voir engagées des poursuites contre lui «si par erreur le tableau n'était pas restitué à l'ayant-droit», a ajouté Christoph Edel, par ailleurs chargé d'assurer la tutelle du vieil homme.

«Mais cela ne change absolument rien à la position que nous avons déjà clairement communiquée de restituer les tableaux», a-t-il ajouté.

Provenance des œuvres d'art indéterminée

Le porte-parole de Cornelius Gurlitt a indiqué qu'un groupe de travail (taskforce) chargé d'établir la provenance des œuvres d'art retrouvées chez lui n'avait pas encore réussi à déterminer l'origine de ce Matisse.

Il a précisé qu'il ne pouvait livrer aucune information sur l'identité du nouveau demandeur, ni même indiquer sa nationalité.

Selon les médias allemands, le tableau «Femme assise» devait être le premier tableau du trésor de 1406 œuvres d'art, retrouvé dans l'appartement munichois de Cornelius Gurlitt en 2012, à être restitué aux héritiers d'un propriétaire juif spolié, en l'occurrence le marchand d'art juif français Paul Rosenberg, grand-père de la journaliste française Anne Sinclair.

Parmi les quelque 1400 œuvres, se trouvent des dessins, gravures et peintures dont la majeure partie pourrait avoir été soit volée ou extorquée à des familles juives, soit saisie dans des musées comme faisant partie de ce que les nazis classaient dans la catégorie «Art dégénéré».

(AFP)

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