Guerre en Ukraine: «Joe Biden n’a aucune intention de parler à Poutine pour le moment»

Guerre en Ukraine«Joe Biden n’a aucune intention de parler à Poutine pour le moment»

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Rédaction

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vendredi, 02.12.2022
22:57

Accord du G7 et de l’Australie pour plafonner le prix du pétrole russe, comme l’UE

Les pays du G7, ainsi que l’Australie, se sont entendus vendredi pour plafonner le prix du pétrole russe à 60 dollars par baril, après l’accord trouvé plus tôt dans la journée par les 27 pays de l’Union européenne, selon un communiqué commun.

L’accord sur le principe était déjà acté, mais il restait suspendu à la décision de Varsovie, qui a donné son feu vert vendredi sur ce prix, permettant d’abord un accord au sein de l’UE, puis avec les autres pays du G7 et l’Australie. Le mécanisme entrera en vigueur lundi, est-il précisé dans le communiqué, alors que débute l’embargo de l’UE sur le pétrole russe acheminé par voie maritime.

20:11

«Joe Biden n’a aucune intention de parler à Poutine pour le moment»

La Maison Blanche a clarifié vendredi les propos de Joe Biden la veille, insistant sur le fait que le président américain n’envisageait pas de discuter pour le moment avec Vladimir Poutine sur le dossier ukrainien.

«Il n’a aucune intention d’échanger avec Vladimir Poutine pour l’instant», a déclaré vendredi John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, qui dépend de la Maison Blanche. «Et comme (Joe Biden) l’a également déclaré, Poutine n’a montré absolument aucun intérêt pour quelque dialogue que ce soit -- c’est en fait plutôt le contraire», a-t-il dit à la presse.

Joe Biden avait déclaré jeudi être «prêt à parler à Poutine s’il cherche un moyen de mettre fin à la guerre», tout en notant que le président russe ne l’avait «pas encore fait».

Getty Images via AFP
20:01

Ottawa sanctionne une société iranienne pour avoir livré des drones 

Le Canada a pris des mesures vendredi contre une entreprise iranienne accusée d’avoir fourni des drones à la Russie, dans une nouvelle série de sanctions en réponse «au comportement odieux du régime iranien, tant au pays qu’à l’étranger». En novembre, le Canada avait déjà sanctionné deux entreprises iraniennes d’armement accusées d’envoi de drones et personnel à la Russie pour attaquer l’Ukraine.

Ottawa impose donc des sanctions contre quatre personnes et cinq entités «pour leur rôle dans les violations flagrantes et systématiques des droits de la personne et les actions commises par le régime qui menacent toujours la paix et la sécurité internationales». Parmi les cibles de ces mesures de rétorsion, l’entreprise aérienne commerciale et de fret Safiran Airport Services a «coordonné des vols militaires russes entre l’Iran et la Russie» et est accusée d’avoir aidé à livrer des drones iraniens à Moscou pour qu’ils soient utilisés en Ukraine.

AFP
12:56

L’armée russe face à une pénurie de munitions et des problèmes logistiques

Le retrait de l’armée russe du rivage ouest du fleuve Dniepr le mois dernier a donné aux forces armées ukrainiennes l'occasion de frapper d'autres centres logistiques et lignes de communication russes, a indiqué vendredi le ministère britannique de la Défense (MoD).

«Cette menace a très probablement incité les logisticiens russes à déplacer les lignes d'approvisionnement, y compris les points de transfert ferroviaire, plus au sud et à l'est», précise Londres.

Ceci implique un besoin de main-d'œuvre accru pour passer du transport ferroviaire à la route. Mais les camions «seront toujours vulnérables à l'artillerie ukrainienne lorsqu'ils se déplaceront pour approvisionner les positions défensives avancées russes», juge le MoD.

«La pénurie de munitions en Russie (exacerbée par ces défis logistiques) est probablement l'un des principaux facteurs limitant actuellement le potentiel de la Russie à relancer des opérations offensives terrestres efficaces à grande échelle», conclut Londres.

12:02

Scholz demande à Poutine le retrait de ses troupes pour permettre une «solution diplomatique»

Le chancelier allemand Olaf Scholz (photo) a demandé vendredi au président russe Vladimir Poutine le retrait de ses troupes d’Ukraine pour parvenir à une «solution diplomatique».

Lors d’un entretien téléphonique d’une heure entre les deux dirigeants, Olaf Scholz «a insisté auprès du président russe pour qu’une solution diplomatique soit trouvée le plus rapidement possible, ce qui implique le retrait des troupes russes», a indiqué dans un communiqué le porte-parole du gouvernement, Steffen Hebestreit.

Getty Images
11:59

Poutine à Scholz: frapper les infrastructures de l’Ukraine est «inévitable»

Le président russe Vladimir Poutine a signifié vendredi au chancelier allemand Olaf Scholz que les frappes massives de la Russie contre l’infrastructure énergétique de l’Ukraine étaient «nécessaires et inévitables», dénonçant en outre la position «destructrice» de l’Occident qui soutient Kiev.

«Il a été souligné que les forces armées russes ont longtemps évité les frappes de missiles de haute précision sur certaines cibles en Ukraine, mais de telles mesures sont devenues nécessaires et inévitables face aux attaques provocatrices de Kiev», a indiqué le Kremlin dans un communiqué, résumant les propos de Vladimir Poutine à Olaf Scholz lors de leur premier entretien depuis la mi-septembre.

via REUTERS

Selon Vladimir Poutine, Kiev est responsable des explosions qui ont détruit en partie le pont russe de Crimée et des installations énergétiques russes, et donc Moscou est dans son droit en bombardant les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, laissant dans le froid et le noir des millions de civils.

Vladimir Poutine, qui a lancé son assaut le 24 février, s’est une nouvelle fois plaint du soutien financier et militaire occidental à l’Ukraine, des approvisionnements qui ont permis à Kiev d’infliger d’humiliantes défaites à la Russie.

10:07

Le Kremlin rejette les conditions de Biden pour des discussions avec Poutine

Le Kremlin a rejeté vendredi les conditions évoquées la veille par le président américain Joe Biden qui s’était dit prêt à discuter avec Vladimir Poutine si ce dernier retirait ses troupes d’Ukraine pour mettre fin au conflit.

«Biden a dit de facto que des négociations seraient possibles uniquement après que Poutine sera parti d’Ukraine», ce que Moscou rejette «bien évidemment», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov (photo). «L’opération militaire continue», a-t-il ajouté.

Sputnik
06:34

La guerre en Ukraine montre que l’Europe n’est «pas assez forte»

La Première ministre finlandaise Sanna Marin a dressé vendredi un bilan «très honnête» des capacités de l’Europe à l’aune de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, déclarant sans ambages qu’elle n’est «pas assez forte» pour tenir seule tête à Moscou.

En visite en Australie, la dirigeante du pays candidat à l’adhésion à l’Otan a souligné que l’invasion et l’occupation de l’Ukraine voisine par la Russie ont révélé les faiblesses et les erreurs stratégiques de l’Europe face Moscou.

AFP

«Je dois être très honnête (...) avec vous, l’Europe n’est pas assez forte en ce moment, nous serions en difficulté sans les États-Unis», a-t-elle pointé auprès du Lowy Institute, un groupe de réflexion basé à Sydney.

Sanna Marin a insisté sur le fait que l’Ukraine devait être aidée par «tous les moyens», ajoutant que les États-Unis ont joué un rôle central dans l’approvisionnement de Kiev en armes, en moyens financiers et en aide humanitaire nécessaires pour freiner l’avancée de la Russie.

04:04

Jusqu’à 13'000 militaires ukrainiens tués depuis l’invasion russe selon conseiller de Volodymyr Zelensky)

«Nous avons des estimations officielles de la part de l’état-major (...) Elles vont de 10'000 (...) à 13'000 morts», a précisé Mykhailo Podolyak, l’un des conseillers de Volodymyr Zelensky, sur la chaîne ukrainienne Channel 24. Selon lui, le chef de l’État rendra publiques les données officielles «lorsque le temps sera venu».

Quand les forces russes livraient bataille en juin pour s’emparer en totalité de la région de Lougansk, dans l’est de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky avait fait savoir que son pays perdait «60 à 100 soldats par jour, tués en action, et autour de 500 personnes blessées en action».

Dans le camp adverse, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgu a affirmé en septembre que 5937 soldats russes avaient alors été tués depuis le début du conflit le 24 février.

AFP
jeudi, 01.12.2022
22:32

Washington approuve la vente à la Finlande de missiles antiaériens

Le gouvernement américain a annoncé jeudi avoir approuvé la vente à la Finlande de missiles antiaériens portables Stinger, pour une valeur évaluée à 380 millions de dollars, au moment où ce pays traditionnellement non-aligné se prépare à rejoindre l’Otan.

Le gouvernement finlandais souhaite acquérir 350 missiles Stinger, portés à l’épaule, et leur équipement. Cette vente de matériel sensible devait auparavant être approuvée par le gouvernement américain, a précisé l’agence de coopération du ministère américain de la Défense.

AFP

Washington a déjà approuvé lundi la vente de plus de 80 missiles de précision à Helsinki pour un montant total de 323 millions de dollars. À la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la Finlande et la Suède ont présenté en mai une candidature commune en vue d’intégrer l’Alliance atlantique, abandonnant des décennies de non-alignement militaire.

21:56

L’Italie va continuer de fournir des armes à l’Ukraine en 2023

Le nouveau gouvernement italien d’extrême droite a émis jeudi un décret qui entérine la poursuite de la fourniture d’armes à l’Ukraine en 2023, dans la continuité de la politique de la précédente administration.

Le décret prolonge jusqu’au 31 décembre 2023 l’autorisation de «transfert de moyens, matériels et équipements militaires aux autorités gouvernementales de l’Ukraine», selon un communiqué.

AFP

Depuis qu’elle a pris ses fonctions en octobre, la première ministre Giorgia Meloni, dirigeante du parti post-fasciste Fratelli d’Italia, a réitéré son soutien à Kiev et l’importance de l’Alliance atlantique. Dans son premier discours devant le Parlement, elle a promis de «continuer à être un partenaire fiable de l’Otan dans le soutien à l’Ukraine». Le Parlement italien a désormais 60 jours pour transformer le décret en loi.

21:50

L’Ukraine va limiter les activités des organisations religieuses affiliées à Moscou

L’Ukraine va limiter les activités sur son territoire des organisations religieuses affiliées à la Russie et remettre en question le statut de l’Église orthodoxe dépendante du patriarcat de Moscou, a annoncé jeudi le président Volodymyr Zelensky.

AFP

«Le Conseil de sécurité nationale et de défense a chargé le gouvernement de proposer à la Verkhovna Rada (le Parlement, ndlr) un projet de loi pour rendre impossible les activités en Ukraine des organisations religieuses affiliées aux centres d’influence en Russie», a déclaré Volodymyr Zelensky dans son discours vidéo du soir.

L’Ukraine, pays à majorité orthodoxe, est divisé entre une Église dépendante du patriarcat de Moscou – qui a cependant annoncé rompre ses liens avec la Russie fin mai du fait de l’invasion du pays – et par une autre Église représentée par le patriarcat de Kiev ayant prêté en 2019 allégeance au patriarche Bartolomée, basé à Istanbul.

21:31

Rome place sous tutelle d’État provisoire une raffinerie du géant russe Loukoïl

Le nouveau gouvernement italien dirigé par Giorgia Meloni a placé jeudi sous «administration provisoire» de l’État une raffinerie du géant pétrolier russe Loukoïl située à Priolo en Sicile, afin d’éviter sa fermeture et garantir la continuité de l’approvisionnement énergétique national, a indiqué à l’AFP une source gouvernementale.

La raffinerie ISAB contrôlée par Loukoïl, l’une des plus grandes en Europe, risquait de devoir arrêter sa production en raison de l’entrée en vigueur le 5 décembre de l’embargo de l’Union européenne sur l’importation de pétrole brut russe par voie maritime.

L'«administration provisoire» est prévue pour une période maximale de douze mois, a précisé la source gouvernementale. Un décret en ce sens a été adopté par le conseil des ministres. En mettant sous tutelle la raffinerie, Rome suit l’exemple de Berlin qui avait pris en septembre le contrôle des activités en Allemagne du groupe pétrolier russe Rosneft, qui y gère de nombreuses raffineries.

19:19

Biden est «prêt» à parler avec Poutine

Le président américain Joe Biden (photo ci-dessous) s’est dit «prêt» jeudi à parler avec son homologue russe Vladimir Poutine si ce dernier «cherche un moyen de mettre fin à la guerre» en Ukraine. «Je suis prêt à parler à Poutine s’il cherche un moyen de mettre fin à la guerre. Il ne l’a pas encore fait», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec Emmanuel Macron.

Reuters
19:17

Macron ne poussera pas les Ukrainiens à un compromis inacceptable

Le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi qu’il ne «pousserait jamais les Ukrainiens à accepter un compromis qui serait inacceptable pour eux» concernant l’agression russe, parce que cela ne permettrait pas de construire «une paix durable».

Lors d’une conférence de presse aux côtés de son homologue américain Joe Biden, il a remercié les Etats-Unis pour l’aide fournie à Kiev et mis en garde contre tout «abandon» de l’Ukraine qui mettrait en danger, selon lui, «la stabilité mondiale».

18:19

Macron et Biden soutiendront l’Ukraine «aussi longtemps qu’il le faudra»

Les Etats-Unis et la France continueront à soutenir l’Ukraine «aussi longtemps qu’il le faudra», ont déclaré jeudi Joe Biden et Emmanuel Macron dans un communiqué commun. Les présidents américain et français «réaffirment le soutien continu de leurs pays à l’Ukraine» et s’engagent notamment à lui fournir «une aide politique, sécuritaire, humanitaire et économique aussi longtemps qu’il le faudra», selon ce document.

AFP
18:10

Des libraires russes craignent le retour de la censure

«Tous très inquiets»: confrontés à des interdictions ou restrictions croissantes, des libraires russes redoutent le retour d’une censure comme à l’époque soviétique, en plein durcissement du pouvoir accompagnant l’offensive militaire en Ukraine.

Depuis le début du conflit, les autorités russes ont renforcé leur contrôle sur l’information qui circule dans les médias, sur les réseaux sociaux, mais aussi dans les œuvres artistiques.

La semaine dernière, les députés ont ainsi adopté des amendements qui interdisent de «faire la promotion de relations sexuelles non traditionnelles» dans les médias, sur internet, dans les livres et dans les films.

16:21

Plus de 1300 prisonniers ukrainiens libérés

Plus de 1300 prisonniers ukrainiens ont été libérés lors d’échanges avec la Russie depuis le début de la guerre en février, a annoncé jeudi le président Volodymyr Zelensky après un nouvel échange entre Kiev et Moscou.

«Nous ne nous arrêterons pas tant que nous ne (les) aurons pas tous récupérés. Après l’échange d’aujourd’hui, ce sont déjà 1319 héros qui sont rentrés chez eux», s’est félicité le président ukrainien sur Telegram.

Selon son chef de cabinet, Andriï Iermak, «50 défenseurs de l’Ukraine ont été libérés» jeudi, dont des «défenseurs de Marioupol et d’Azovstal», l’aciérie de cette ville portuaire du sud de l’Ukraine pilonnée au printemps par l’armée russe avant de tomber. Fin octobre, un échange de prisonniers ukrainiens avait déjà eu lieu.

AFP/Photo d'archives
14:30

Emmanuel Macron va s'entretenir avec Vladimir Poutine

Le président français Emmanuel Macron (photo ci-dessous), en visite d’Etat à Washington, a confirmé jeudi qu’il s’entretiendrait dans les prochains jours avec son homologue russe Vladimir Poutine, dans une interview à la télévision américaine.

«Je voulais d’abord faire la visite d’Etat et avoir une discussion poussée avec le président Biden et nos équipes ensemble», a expliqué Emmanuel Macron sur la chaîne ABC, indiquant qu’il parlerait au président russe «dans les prochains jours».

Parmi les nombreux sujets évoqués lors de cette visite d’Etat à Washington qui a débuté mercredi, Joe Biden et Emmanuel Macron voudront certainement afficher leur entente sur la réponse à apporter à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le chef d’Etat français a appelé jeudi à «une paix durable» pour mettre fin à ce conflit.

AFP
13:27

Kiev limoge le nouveau directeur ukrainien de la centrale de Zaporijjia

L’opérateur nucléaire ukrainien Energoatom a annoncé jeudi limoger le nouveau directeur ukrainien de la centrale de Zaporijjia (sud), nommé la veille par la Russie qui s’est appropriée le site. Energoatom a appelé une nouvelle fois les employés à ne pas collaborer avec Moscou.

Mercredi, Iouriï Tchernitchouk, qui travaillait déjà dans la centrale, avait annoncé dans un communiqué «accepter» la proposition russe de diriger ce site nucléaire.

REUTERS

«Iouriï Tchernitchouk, (jusque-là) ingénieur en chef adjoint de la centrale, qui a exercé ses fonctions pendant la guerre, a trahi l’Ukraine et est passé du côté de l’ennemi», a déploré jeudi le chef d’Energoatom Petro Kotine dans un communiqué, sa première réaction sur le sujet.

«Au lieu de tout mettre en œuvre pour libérer la centrale au plus vite, il a décidé d’aider les occupants russes à légaliser leur appropriation criminelle du site et incite désormais d’autres employés à le faire», a-t-il encore regretté. Il «a déjà été renvoyé d’Energoatom et tôt ou tard il répondra de tous ses actes devant la loi et devant les gens», a déclaré Petro Kotine.