Football - Lizarazu: «Neymar n’aime pas travailler pour l’équipe»

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FootballLizarazu: «Neymar n’aime pas travailler pour l’équipe»

L’ex-défenseur des Bleus et du Bayern a tapé sur le museau des stars parisiennes, avant la rencontre de mercredi soir qui oppose le PSG aux Munichois en Ligue des champions.

par
Simon Meier
Retiré des terrains depuis 2006, Bixente Lizarazu n’a pas perdu son sens du tacle glissé.

Retiré des terrains depuis 2006, Bixente Lizarazu n’a pas perdu son sens du tacle glissé.

AFP

Cela ne vaut clairement pas la baffe si lourde de symbole qu’il avait administrée au monumental Lothar Matthäus, un jour d’été 1999 à l’entraînement du Bayern Munich. Mais Bixente Lizarazu, s’il a mis un terme à sa carrière de joueur voici quinze ans, a manifestement conservé l’art du soufflet. L’ex-latéral gauche a administré une tapette sur le museau des stars du Paris Saint-Germain, en amont du quart de finale aller de la Ligue des champions, ce mercredi soir à Munich.

Lizarazu, qui fut notamment champion du monde avec la France en 1998 et vainqueur de la Ligue des champions avec le Bayern en 2001, aime les cibles d’importance. Il s’en est donc pris - gentiment - au Brésilien Neymar, à Kylian Mbappé et Angel Di Maria, pressentis pour animer l’offensive parisienne en compagnie de Moïse Kean. «Neymar n’aime pas travailler pour l’équipe. Le travail défensif, ce n’est pas son truc, a asséné le consultant télé dans les colonnes du magazine allemand Kicker. Pour Mbappé, c’est exactement la même chose, pour Di Maria aussi. Ce trio-là rechigne à jouer vers l’arrière - et dès que Paris perd le ballon, il y a un problème. Ces joueurs sont fantastiques quand ils jouent vers l’avant, avec leur tempo, leur créativité, leurs dribbles. Mais la défensive, ils n’y pensent pas une seconde.»

«Ils sont fantastiques quand ils jouent vers l’avant, mais la défensive, ils n’y pensent pas une seconde.»

Bixente Lizarazu, ex-joueur.

Bixente Lizarazu dit tout haut ce que beaucoup pensent en sourdine; et ce que personne n’arrive à dire aux principaux intéressés, parfois flamboyants, souvent suffisants. Le Basque de 51 ans nourrit manifestement peu d’espoir dans le fait que l’entraîneur Mauricio Pochettino puisse réussir là où son prédécesseur Thomas Tuchel avait échoué: la gestion des ego, le sens du sacrifice. «Jusqu’à présent, je n’ai vu aucun entraîneur à Paris être capable de transmettre aux joueurs le message selon lequel, à ce niveau, il est élémentaire de défendre», appuie l’ex-joueur de Bordeaux.

«Du 50-50»

Lizarazu ne part toutefois pas du principe que le Bayern va se balader face au PSG, dans ce remake à deux manches (retour mardi prochain au Parc) de la dernière finale de la Ligue des champions (1-0 pour les Munichois). «Dans les faits, le Bayern devrait être favori, mais l’absence de Robert Lewandowski (ndlr: buteur en série) modifie énormément la situation, estime-t-il. Pour moi, les chances sont à 50-50. Nous aurions de toute façon assisté à deux matches serrés mais là, le Bayern a un souci supplémentaire.» Autre élément potentiellement décisif: si les propos de Lizarazu devaient arriver aux oreilles de Neymar, Mbappé et Di Maria, le trio serait peut-être disposé à (se) défendre.

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