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FootballLloris: «Manuel Neuer est le plus complet au monde»

Le gardien de l’équipe de France a rendu hommage à son homologue allemand avant le quart de finale de Rio. Dans le même ton, Didier Deschamps a laissé le costume de favori à l’Allemagne.

par
Mathieu Aeschmann
AFP

Impressionnant contre l’Algérie dans un rôle proche de celui d’un libero – il a touché 19 de ses 59 ballons en dehors des 16 mètres – Manuel Neuer a reçu jeudi soir un très bel hommage de la part d’Hugo Lloris. «Manuel est le gardien le plus complet au monde, il a été impressionnant contre l’Algérie.»

Interrogé sur les nombreuses sorties du dernier rempart de la Mannschaft, le gardien de Tottenham a aussi livré son sentiment sur cette évolution. «Lorsque ton équipe décide d’évoluer avec un bloc positionné très haut, le gardien doit, lui aussi, jouer haut, presque comme un libero. Il s’agit simplement de s’adapter au comportement général de l’équipe ; Manuel Neuer le fait très bien, au Bayern et avec l’équipe d’Allemagne.»

Beaucoup plus bavard que d’habitude, l’ancien Lyonnais s’est aussi félicité du visage très offensif de cette Coupe du monde. «Les matches sont généralement très ouverts. En un sens, c’est un peu dur pour un gardien mais cela garantit du spectacle. Et en plus, de nombreux gardiens livrent des prestations spectaculaires. C’est bien car ils mettent en valeur un poste qui est parfois un peu oublié par les observateurs.»

Quelques minutes après son capitaine, Didier Deschamps a affiché la même décontraction et la même tactique. Son message: la France progresse et découvre alors que l’Allemagne se trouve exactement où elle voulait être.

Sa réponse à Oliver Bierhoff (Manager de l’équipe d’Allemagne) qui a tenté de faire basculer le statut de favori sur les épaules de la France? «Bien sûr que l’on est favori… Il est gentil Oliver. S’il y a bien une équipe qui peut assumer l’étiquette de favorite, c’est l’Allemagne. Elle a l’habitude de se trouver à ce stade de la compétition puisqu’elle se trouvait au moins en demi-finale des quatre dernières grandes compétitions.»

Et le poids de l’histoire, 32 ans après «la nuit de Séville», 28 ans après Guadalajara, dernier duel entre Allemands et Français en tournoi? «L’histoire est ce qu’elle est. Nous avons la chance d’en écrire une nouvelle page demain. A nous de faire en sorte qu’elle soit la plus belle possible.»

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