Protection des données: Loi similaire à celle de l'UE en Californie
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Protection des donnéesLoi similaire à celle de l'UE en Californie

La Californie a voté jeudi une loi s'inspirant de l'UE sur la protection des données personnelles.

Le gouverneur de Californie Jerry Brown a ratifié la loi.

Le gouverneur de Californie Jerry Brown a ratifié la loi.

AFP

La Californie, l'Etat américain berceau des géants de la technologie, a accepté jeudi une loi stricte sur la protection des données personnelles, largement inspirée du règlement européen de protection des données. Le vote intervient dans le sillage du scandale Facebook.

Cette législation, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2020, pourrait avoir des répercussions importantes sur les géants d'Internet, dont le modèle économique repose sur la collecte et l'exploitation commerciale des données personnelles de leurs usagers.

Le «California Consumer Privacy Act» voté par le Sénat et la chambre des représentants de Californie, puis ratifié par le gouverneur Jerry Brown, exige notamment, comme le règlement européen, que les entreprises - petites ou grandes - rendent publics les types de données qu'elles collectent, et permettent aux consommateurs de refuser de voir leurs données utilisées à des fins commerciales.

Colère des usagers

Facebook a laissé filer les données personnelles de 87 millions de ses usagers à leur insu, qui se sont retrouvées entre les mains de la firme britannique Cambridge Analytica, spécialisée dans la communication stratégique et qui travailla en 2016 pour la campagne du président américain Donald Trump.

Ce scandale, qui a éclaté mi-mars, a entraîné la colère d'usagers, de citoyens, de responsables politiques, certains, même aux Etats-Unis, appelant à réguler davantage les géants d'Internet.

Il a aussi eu pour effet de faire abondamment parler du règlement européen, entré en vigueur dans l'Union européenne le 25 mai, et qui renforce les droits des internautes, avec des obligations claires pour les entreprises dans le traitement des données personnelles et des sanctions pouvant aller jusqu'à 20 millions d'euros et 4% du chiffre d'affaires.

(ats)

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