Série - «Loki» ne loupe pas son entrée
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Série«Loki» ne loupe pas son entrée

Une nouvelle série sur Disney+ donne le premier rôle à un des personnages les plus fascinants de l’écurie Marvel. La mise en place laisse espérer un excellent cru.

par
Jean-Charles Canet
Loki (Tom Hiddleston) et Mobius M. Mobius (Owen Wilson) apprennent à se connaître dans le premier épisode de «Loki».

Loki (Tom Hiddleston) et Mobius M. Mobius (Owen Wilson) apprennent à se connaître dans le premier épisode de «Loki».

Disney+

C’est parti. La mini-série (6 épisodes) «Loki» a démarré sur les chapeaux de roues mercredi sur Disney+ avec un premier épisode qui se place déjà haut sur notre échelle de contentement. Au niveau de «WandaVision» et bien plus que «Falcon et le Soldat de l’hiver», les deux précédentes séries Marvel déjà mises en ligne par la chaîne de streaming de l’oncle Picsou.

Nouveau pas de côté se déroulant dans l’univers cinématique Marvel, «Loki» se concentre comme son nom l’indique sur le dieu de la malice, découvert dans «Thor» en 2011 et qui a connu son tragique destin dans «The Avengers: Infinity War» (2018). Il s’agit d’un des personnages les plus intéressants de l’écurie, le charisme et le talent de son interprète Tom Hiddleston n’y étant pas pour rien.

Habile jonction

On le retrouve ici bien vivant, dans son passé, après l’échec de son coup d’État sur Terre alors qu’il est sur le point d’être incarcéré. Profitant de l’intervention des Avengers dans le temps pour tenter d’intercepter les pierres d’infinité avant que ce sacripant de Thanos ne mette la main dessus (ça, c’est dans «Avengers: Endgame»), «Loki» profite du chaos pour s’échapper. Il se retrouve téléporté au milieu du désert de Mongolie. Libre? Pas du tout, il est aussitôt repéré par un service très bureaucratique chargé de veiller à la bonne continuité de la ligne du temps dont il a enfreint les règles. Tout ceci est placé avant le générique, nous ne divulgâcherons pas plus loin.

Humour, désinvolture mais aussi rigueur

Cette habile jonction étant faite, le spectateur se retrouve dans un univers orwellien, au look rétrofuturiste, le rétro étant cette fois plutôt arrimé aux années 70. Bien écrite, très correctement filmée, cette mise en place réussit à exciter l’esprit de ceux qui connaissent bien les longs-métrages sans pour autant larguer ceux qui se raccrochent au train. Le mélange d’humour, de désinvolture, qui n’empêche pas une certaine rigueur, séduit immédiatement. La présence du placide Owen Wilson en enquêteur bienveillant que rien ni personne n’étonne s’intègre parfaitement à cet onctueux mélange. En 43 petites minutes, moins si on retranche un long générique de fin, le dossier est ouvert et le rendez-vous est pris pour les cinq prochains mercredis pour déguster une pâtisserie sans excès de sucre et, à ce stade, délicieuse.

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