Commentaire: Lombardi «out», un coup dur pour le PDC et Cassis

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CommentaireLombardi «out», un coup dur pour le PDC et Cassis

La non réélection du chef du groupe PDC fait perdre un fidèle allié à Ignazio Cassis. Mais la défaite de Regula Ryz compense...

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lematin.ch
Pour le conseill fédéral Ignazio Cassis, la perte de son compatriote Filippo Lombardi est une mauvaise surprise à moins d'un mois de sa réélection.

Pour le conseill fédéral Ignazio Cassis, la perte de son compatriote Filippo Lombardi est une mauvaise surprise à moins d'un mois de sa réélection.

Keystone

Une bonne et une mauvaise nouvelle.... On commence par la bonne pour le conseiller fédéral Ignazio Cassis. La présidente des Verts suisses, la Bernoise Regula Ryz n'est pas parvenue à accéder à la Chambre des cantons. Pour elle, cela aurait été un tremplin idéal pour lancer une candidature et lui contester la place.

Le PDC sans chef à la manœuvre

La mauvaise, c'est que son compatriote PDC Filippo Lombardi a été recalé après vingt ans de bons et loyaux services. Tant que le groupe du PDC était dirigé par le Tessinois, son compatriote du PLR pouvait être certain que le groupe était bien encadré et qu'il ne céderait pas aux avances des Verts. Dorénavant, le PDC se retrouve sans chef à la manœuvre à moins d'un mois (le 11 décembre) de la réélection du Conseil fédéral.

En attendant Bâle-Campagne

Il faut attendre encore dimanche prochain pour savoir si Maya Graf sera élue au Conseil des Etats pour l'unique siège de Bâle-Campagne. Le combat est aussi symbolique, car elle affronte en duel la candidate du PLR Daniela Schneeberger, qui a dominé de peu le premier tour. Si la Verte est élue, cela porterait à cinq le groupe écologique à la Chambre des cantons, juste derrière l'UDC.

Un souffle imprévisible

Après la non-réélection de Jean-François Rime et de Filippo Lombardi – des politiciens de la génération de Guy Parmelin et d'Ignazio Cassis – toutes les surprises semblent possibles en cette année électorale. Le souffle du changement pourrait bien parvenir jusqu'au Gouvernement en faisant tomber une tête.

Un Parlement moins prévisible

D'aucuns disent que les probabilités sont minces, mais on mesure encore mal à Berne les changements tectoniques auxquels le Parlement va devoir s'adapter, tant dans les commissions, que dans les votes au plénum. Une chose est certaine, l'Assemblée fédérale se révèle bien moins prévisible que durant les quatre dernières années. Il faut s'attendre à une période de rodage pour voir comment cela peut évoluer.

Eric Felley

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