Syrie: Londres promet 1,74 milliard de francs d'aide

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SyrieLondres promet 1,74 milliard de francs d'aide

Le gouvernement britannique apportera cette aide humanitaire d'ici à 2020.

Une jeune femme et son enfant, réfugiés sur l'île grecque de Lesbos en provenance de Syrie, le 25 novembre 2015.

Une jeune femme et son enfant, réfugiés sur l'île grecque de Lesbos en provenance de Syrie, le 25 novembre 2015.

AFP

Le gouvernement britannique a promis jeudi 1,2 milliard de livres (1,74 milliard de francs) supplémentaire d'ici 2020 pour aider les victimes du conflit en Syrie, alors que devait s'ouvrir à Londres une conférence des donateurs.

«Nous avons besoin de plus d'argent pour répondre à cette crise et nous en avons besoin maintenant», a déclaré le Premier ministre David Cameron, cité dans un communiqué publié par ses services.

Cette promesse de don constitue un «supplément de 1,2 milliard de livres qui sera dépensé entre 2016 et 2020», indique l'exécutif britannique, précisant que «le Royaume-Uni a déjà engagé 1,12 milliard de livres dans la région, ce qui en fait le second plus gros donateur au monde» en tant que pays dans cette crise.

18 millions de Syriens affectés

Des dirigeants du monde entier se retrouvent jeudi à Londres pour tenter de réunir neuf milliards de dollars pour les 18 millions de Syriens affectés par la guerre, avec également l'ambition d'endiguer la crise des réfugiés qui, du Moyen-Orient à l'Europe, pèse sur les pays d'accueil.

Cette guerre a contraint 4,6 millions de Syriens à trouver refuge dans les pays voisins (Jordanie, Liban, Turquie, Irak et Egypte), tandis que des centaines de milliers ont rejoint l'Europe.

Pour répondre au drame syrien, les donateurs devront se montrer plus généreux que lors de la précédente conférence, en 2015, où seuls 3,3 milliards avaient été récoltés sur les 8,4 milliards réclamés.

L'argent n'est pas tout

Les organisateurs ont d'ores et déjà convenu que les participants devraient «s'efforcer au moins de doubler leur contribution de 2015». Mais l'argent n'est pas tout, a souligné David Cameron.

«Avec des centaines de milliers de personnes qui risquent leur vie en traversant la mer Egée ou les Balkans, il est temps maintenant d'adopter une nouvelle approche», a-t-il expliqué.

Cette nouvelle approche, basée sur l'éducation et la «création d'emplois» dans les pays voisins accueillant les réfugiés (Liban, Jordanie, Egypte, Turquie), «peut transformer la région et constituer une nouveau modèle pour l'aide humanitaire», a-t-il estimé.

«Nous pouvons donner le sentiment d'espoir nécessaire pour que les gens cessent de penser qu'ils n'ont d'autre option que de risquer leurs vies en entreprenant un périlleux voyage vers l'Europe», a souligné David Cameron.

(AFP)

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