06.03.2013 à 20:53

Royaume-UniLondres s'investit dans la lutte contre l'excision

Le Royaume-Uni a annoncé un programme d'un montant de 41 millions d'euros destiné à réduire la pratique des mutilations génitales qui touchent jusqu'à 140 millions de filles et de femmes dans le monde.

Les mutilations génitales féminines sont illégales dans une vingtaine de pays africains, en Europe, aux Etats-Unis et au Canada.

Les mutilations génitales féminines sont illégales dans une vingtaine de pays africains, en Europe, aux Etats-Unis et au Canada.

AFP

Le Royaume-Uni s'engage dans un programme qui vise à faire baisser de 30% les excisions dans 10 pays d'Afrique en cinq ans.

«Il est temps de briser le tabou des mutilations génitales. Pendant trop longtemps la communauté internationale a fait preuve de lâcheté sur ce sujet», a déclaré la secrétaire d'Etat britannique au Développement international, Lynne Featherstone, en annonçant cette aide devant la Commission de la condition de la femme au siège des Nations unies à New York.

Le programme, selon le ministère britannique du Développement international, vise à faire baisser de 30% ces pratiques dans 10 pays d'Afrique en cinq ans.

Changer les normes culturelles

«Des filles dans le monde entier connaissent à cause (des mutilations génitales) une vie de souffrances, et parfois même la mort», a encore dénoncé Lynne Featherstone, citée dans un communiqué.

«Nous savons que la plupart des parents veulent ce qu'il y a de meilleur pour leurs enfants. Plutôt que de se borner à condamner, il faut éduquer, pour changer ces normes culturelles», a-t-elle ajouté.

Selon l'Organisation internationale des migrations (OIM), les mutilations sexuelles féminines concernent entre 100 et 140 millions de filles et de femmes à travers le monde, principalement en Afrique, et cette pratique s'est étendue aux pays occidentaux en raison des flux migratoires.

Risques d'hémorragies

Ces mutilations sont illégales dans une vingtaine de pays africains, en Europe, aux Etats-Unis et au Canada notamment. Elles ont été condamnées en novembre 2012 par une résolution de l'Assemblée générale de l'ONU.

Les mutilations génitales féminines concernent toutes les interventions incluant l'ablation ou la lésion des organes génitaux externes de la femme, pratiquées pour des raisons culturelles ou religieuses.

Elles peuvent entraîner infections, hémorragies, problèmes urinaires et complications au moment d'un accouchement.

(AFP)

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