Hockey sur glace: L’opportunisme lausannois
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Hockey sur glaceL’opportunisme lausannois

En manque de compétition, le LHC a fait parler sa supériorité intrinsèque dans les moments décisifs, vendredi à Ambri. Offensivement comme défensivement.

par
Jérôme Reynard, Ambri

Le LHC a retrouvé le championnat de National League de la même manière qu'il l’avait quitté: avec une victoire acquise par six buts d’écart. Vingt jours après avoir giflé le CP Berne à la Vaudoise aréna (7-1), les Lions se sont largement imposés sur la glace d’Ambri, vendredi soir (6-0). Comme si de rien n’était? Comme si la quarantaine et les dix cas positifs au Covid-19 n’avaient jamais existé? Loin de là.

Lausanne n’a pas sorti un grand match, à la Valascia. D’ailleurs, on ne s’attendait pas à ce qu’il soit en mesure d’afficher son meilleur visage. C’est impossible, lorsque vous n’avez pas joué depuis quasi trois semaines et que dix de vos joueurs n’ont qu’un entraînement collectif dans les jambes. Mais ça a suffi pour éteindre cet Ambri-là, privé de deux de ses quatre étrangers et pas des moindres (Nättinen et D’Agostini).

Malgré son manque de compétition, le LHC a tout simplement fait parler sa supériorité intrinsèque et collective dans les moments décisifs de la rencontre, en mettant ses occasions au fond et en résistant quand il fallait résister (26 tirs bloqués). Dans ce contexte délicat, l’entame était importante. Et Lukas Frick a mis son équipe sur les bons rails dès la 3e minute de jeu. Derrière, les Lions ont fait le break à l’approche de la mi-match (26e Genazzi 2-0, 29e Emmerton 3-0), avant de faire le dos rond et de se reposer sur leur ange-gardien Tobias Stephan l’espace d’une dizaine de minutes des plus chaudes, puis de tuer le match une fois l’orage passé (39e Conacher 4-0).

Une autre affaire

Vous avez dit opportuniste? Il faut savoir l’être. D’ailleurs, c’est tout sauf un hasard si Lausanne n'a pas perdu une seule rencontre face à une équipe classée au-delà du top 6 actuel depuis la deuxième journée du championnat (à Bienne).

Après une nuit passée à Coire, c’est toutefois une autre affaire qui l’attend samedi à Davos, où l’altitude et le faible temps de récupération pourraient peser sur des organismes en manque de rythme. Sans parler d’un adversaire qui reste sur quatre victoires consécutives. Dont un 9-2 infligé à Langnau vendredi soir.

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