Burkina Faso: L’opposition signe un accord en vue de la présidentielle

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Burkina FasoL’opposition signe un accord en vue de la présidentielle

Le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré a salué un «accord historique» qui permettra «d’écrire un nouveau chapitre», le 22 novembre prochain.

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ATS/NXP
Le candidat de l’UPC à présidentielle, Zéphirin Diabré, lors de la précédente élection présidentielle, en novembre 2015.

Le candidat de l’UPC à présidentielle, Zéphirin Diabré, lors de la précédente élection présidentielle, en novembre 2015.

KEYSTONE

Vingt-deux partis et formations politiques d’opposition ont signé mardi à Ouagadougou un accord en vue de l’élection présidentielle du 22 novembre, a constaté un journaliste de l’AFP. Cet accord doit leur permettre d'«offrir une alternance» à la tête du pays. Dans ce texte, ces mouvements se sont engagés «à soutenir celui des signataires du présent accord qui arriverait au second tour de l’élection présidentielle de 2020».

Dénonçant «la mauvaise gouvernance» politique et sécuritaire dans le pays, les signataires se sont mis d’accord en présence de nombreux militants et sympathisants pour un projet «de conquête et de gestion du pouvoir», selon les mots du vice-président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Adama Sosso.

«L’objectif commun des parties à l’accord est la réalisation de l’alternance politique au Burkina Faso, dans la perspective d’offrir une alternative au peuple burkinabè, à l’occasion des consultations électorales de 2020», a-t-il ajouté en présentant le document final. Candidat de l’UPC à présidentielle, le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré a salué un «accord historique» qui permettra «d’écrire un nouveau chapitre de notre histoire».

«Programme minimal»

L’accord, consulté par l’AFP, prévoit aussi la mise en œuvre d’un «programme minimal de gouvernement», qui porte notamment sur «la lutte contre le terrorisme et l’insécurité, la réconciliation nationale (…) et la restauration de l’autorité de l’État».

Le Burkina Faso, qui organise des élections législatives et présidentielle le 22 novembre, est confronté à des violences djihadistes, entremêlées à des conflits intercommunautaires, qui ont fait depuis 2015 au moins 1100 morts et contraint près d’un million de personnes à fuir leurs foyers. Le président Roch Marc Christian Kaboré est candidat à sa propre succession.

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