Bélarus: Loukachenko accuse l’opposition de vouloir s’emparer du pouvoir
Publié

BélarusLoukachenko accuse l’opposition de vouloir s’emparer du pouvoir

Le contesté président biélorusse estime que l’opposition tente de lui ravir le pouvoir et a menacé de «refroidir certaines têtes brûlées.»

1 / 51
Le rapport de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) sur le déroutement d’un vol commercial de Ryanair par le Bélarus, en mai dernier, sera publié cet automne. (Vendredi 3 septembre 2021)

Le rapport de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) sur le déroutement d’un vol commercial de Ryanair par le Bélarus, en mai dernier, sera publié cet automne. (Vendredi 3 septembre 2021)

AFP
Les autorités du Bélarus ont effectué une série d’arrestations et de perquisitions visant la presse indépendante et d’opposition. C'est une nouvelle étape dans la brutale répression du mouvement de contestation qui a secoué ce pays en 2020. (Jeudi 8 juillet 2021)

Les autorités du Bélarus ont effectué une série d’arrestations et de perquisitions visant la presse indépendante et d’opposition. C'est une nouvelle étape dans la brutale répression du mouvement de contestation qui a secoué ce pays en 2020. (Jeudi 8 juillet 2021)

AFP
Le Bélarus a dénoncé les nouvelles sanctions «destructrices» adoptées par les Occidentaux après l’interception d’un avion de ligne par Minsk pour arrêter un opposant, affirmant qu’elles «frisent la déclaration de guerre économique». (Mardi 22 juin 2021)

Le Bélarus a dénoncé les nouvelles sanctions «destructrices» adoptées par les Occidentaux après l’interception d’un avion de ligne par Minsk pour arrêter un opposant, affirmant qu’elles «frisent la déclaration de guerre économique». (Mardi 22 juin 2021)

Reuters

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a accusé mardi l’opposition de chercher à s’emparer du pouvoir, au 10e jour de manifestations et de grèves d’ampleur en protestation contre les résultats de l’élection présidentielle du 9 août.

S’exprimant devant son Conseil de sécurité, Alexander Loukachenko a déclaré que le «Conseil de coordination» créé par l’opposition pour promouvoir une transition politique voulait prendre le pouvoir, selon des propos reproduits par l’agence de presse d’État Belta.

«Un écran de fumée»

«Ils exigent ni plus ni moins qu’on leur transfère le pouvoir. Nous considérons cela sans équivoque, c’est une tentative de prendre le pouvoir avec toutes les conséquences qui en découlent», a déclaré Alexander Loukachenko.

Selon lui, les responsables de l’opposition veulent «bercer les autorités et en particulier les forces de l’ordre» en se présentant comme «pacifiques et bons, ne voulant pas d’affrontements». «C’est un écran de fumée. Mais si l’on regarde derrière, on peut voir ce qui se passe», a-t-il lancé.

S’adressant aux membres du «Conseil de coordination» de l’opposition, parmi lesquels devrait notamment figurer Svetlana Alexievitch, lauréate du prix Nobel de littérature, Alexander Loukachenko a menacé de «refroidir certaines têtes brûlées».

Il a aussi accusé l’opposition de vouloir couper les ponts avec la Russie, le principal allié et partenaire économique du Bélarus, qui a jusqu’à présent apporté un soutien prudent au président biélorusse. Ce dernier l’accusait pourtant il y a encore quelques semaines de chercher à vassaliser son pays.

Démenti de l’opposition

L’une des figures de l’opposition, Maria Kolesnikova, a immédiatement démenti auprès de l’agence de presse Interfax toute volonté de rompre les accords conclus entre Minsk et Moscou en cas d’arrivée de l’opposition au pouvoir.

«Nous considérons les allégations de Loukachenko comme une tentative de manipulation et de tromperie», a-t-elle dit.

Depuis l’élection contestée du 9 août, la pression ne cesse de monter sur le président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994. Il fait face à des manifestations quotidiennes et à un mouvement de grève touchant plusieurs industries vitales pour l’économie de son pays. Alexandre Loukachenko a néanmoins rejeté à de nombreuses reprises l’idée d’un départ du pouvoir.

(AFP/NXP)

Votre opinion