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Meurtre de CointrinLourdes peines pour les quatre accusés

Aucune circonstance atténuante n'a été retenue en faveur des prévenus. Le tueur à gage de 44 ans qui a exécuté un homme de 42 ans de deux balles de la tête a été condamné à 16 ans de prison. La femme de la victime, 39 ans, écope de 16 ans également.

Lourdes peines pour les accusés du meurtre de Cointrin.

Lourdes peines pour les accusés du meurtre de Cointrin.

ARCHIVES, Keystone

Le Tribunal criminel de Genève a rendu vendredi sa sentence dans l'affaire du meurtre de Cointrin.

Le tueur à gage a été condamné à 16 ans de prison. La femme de la victime, 39 ans, écope de 16 ans également.

La mère de la prévenue, 69 ans, a pour sa part été condamnée à 11 ans de prison pour instigation à assassinat. La même accusation a été retenue contre le marchand de chevaux, 66 ans, qui a servi d'intermédiaire entre le tueur à gage et les deux femmes. Celui-ci s'est aussi vu infliger une peine de 11 ans de prison.

Appel du jugement

Aucune circonstance atténuante n'a été retenue en faveur des prévenus. Les avocats de la défense ont promis de faire appel de ce jugement. Plutôt dans la journée, la procureure Anne-Laure Huber avait requis 20 ans de prison contre le tueur à gage et la compagne du défunt et 13 ans de prison contre les deux autres protaginistes.

Les faits se sont déroulés en automne 2008. La fille et sa mère ont fait part de leur intention de se débarrasser de la victime au marchand de chevaux. Ce dernier leur a présenté un monteur électricien capable d'accomplir cette tâche en échange de 50'000 francs.

Le tueur à gage reçoit cette somme et fin novembre 2008 il pénétre dans l'immeuble de sa victime, situé près de l'aéroport de Genève. Ancien spécialiste en ascenseurs, il s'introduit ensuite dans l'appartement en passant par le toit de l'ascenseur qui permettait d'accéder directement au logement du défunt.

Il abat ensuite sa cible, qui dormait, de deux balles dans la tête. Le principal mobile de l'assassinat est l'argent, a indiqué le Tribunal criminel. La victime avait décidé de quitter sa compagne. Celle-ci l'a fait tuer pour s'emparer de l'héritage. Les juges ont relevé le «cynisme et la perfidie» de l'accusée.

(ats)

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