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AvironLucas Tramèr: «J'ai senti que c'était le moment»

Médaillé d'or du quatre sans barreur poids légers aux Jeux de Rio, le rameur genevois a décidé de mettre un terme à sa carrière.

par
Renaud Tschoumy
C'était le 23 août 2016: Lucas Tramèr était accueilli en grandes pompes à l'aéroport de Genève Cointrin.

C'était le 23 août 2016: Lucas Tramèr était accueilli en grandes pompes à l'aéroport de Genève Cointrin.

Keystone

Lorsqu'on a été champion d'Europe, du monde et olympique (catégorie quatre sans bareur poids légers), à quoi peut-on encore rêver? Cette question, Lucas Tramèr se l'est posée au cours de l'année. Et la réponse est tombée: le rameur genevois de 28 ans a décidé de mettre un terme à sa carrière, en même temps que Simon Niepmann et Simon Schürch, deux de ses trois coéquipiers dorés.

«Pour ma part, il s'agit d'une décision complètement individuelle, explique-t-il au bout du (sans) fil. J'y pense depuis un certain temps, et j'ai senti que c'était le moment.»

Deux raisons principales l'ont amené à prendre sa décision. La première: sa santé. «J'ai une blessure au genou qui traîne et qui m'a empêché de m'entraîner comme je le souhaitais cette année. J'avais décidé de ne pas participer aux compétitions, mais je pensais quand même réussir à pratiquer l'aviron plus que je n'ai pu le faire.»

«Je continuerai à ramer pour mon plaisir»

Deuxième de ces raisons: une motivation en baisse. «J'ai atteint tous les objectifs que je m'étais fixés. Pour retrouver ce niveau, il n'y a pas de miracle: on doit s'entraîner à 100%. Or, au fur et à mesure que le temps passait cette année, je me suis rendu compte que l'aviron ne me manquait pas tant que cela.»

D'où cette décision d'arrêter sa carrière. «Pendant quinze ans, je me suis entraîné trois fois par jour, sept jours sur sept. L'aviron m'a beaucoup apporté, et quitter un monde comme celui-là, c'est un deuil que l'on fait. Mais d'un autre côté, peut-on trouver meilleur moment qu'après un titre olympique pour se retirer?»

Désormais, Lucas Tramèr va se concentrer sur ses études de médecine, à Bâle. «Si mon genou me le permet, je continuerai à ramer pour mon plaisir, conclut le Genevois Et comme je pense me diriger vers la médecine sportive, je ne dis pas un adieu définitif au monde du sport.»

La course en or du quatre sans barreur poids léger aux Jeux de Rio:

Vidéo: YouTube.

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