Football: Lucien Favre: «Je ne serai plus jamais entraîneur en Suisse»

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FootballLucien Favre: «Je ne serai plus jamais entraîneur en Suisse»

Dans un entretien accordé à «La Région Nord Vaudois», l’entraîneur de Dortmund s’est confié sur l’évolution de son métier et a livré quelques indices sur son futur.

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Sport-Center
Lucien Favre vit sa troisième saison sur le banc du Borussia Dortmund.

Lucien Favre vit sa troisième saison sur le banc du Borussia Dortmund.

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Loin des yeux, près du cœur. Lucien Favre a quitté la Suisse il y a 13 ans et demi, mais il continue de suivre attentivement l’évolution du football helvétique. C’est ce qu’il a révélé au journal «La Région Nord Vaudois».

L’ancien entraîneur d’Yverdon, dont il consulte encore régulièrement les résultats et espère assister à la future inauguration du nouveau stade, a notamment partagé son point de vue sur la formule actuelle de la Super League. «Je le dis sans être critique, j’insiste, mais ce championnat suisse à dix clubs, je le regrette un peu Il manque deux, quatre ou six équipes en première division, je trouve. Je comprends que ce changement a été instauré pour des raisons financières, parce que des clubs ne pouvaient pas survivre. Je trouve quand même que c’est dommage.»

En revanche, le Vaudois s’est montré catégorique: ceux qui rêvent de le voir revenir un jour sur un banc du coin devront se faire une raison. «Je ne serai plus jamais entraîneur en Suisse, a-t-il annoncé. Ce qui ne veut pas dire que je vais tout stopper d’un coup lorsque j’arrêterai à l’étranger. [] Je ne pourrai pas couper d’un coup, c’est impossible.»

Il souhaite encadrer des jeunes

À terme, Lucien Favre souhaite plutôt se rapprocher de son premier amour, la formation. «Je continuerai à entraîner des jeunes, à les former, à les détecter. C’est mon envie en tout cas.»

L’intéressé s’est également penché sur l’évolution de son métier. Celui qu’il exerce aujourd’hui à Dortmund n’a plus rien à voir avec ce qu’il a connu à ses débuts à Echallens, au début des années 90: «Il y a plusieurs aspects. Déjà, il faut de plus en plus d’attention pour les joueurs, les prendre par l’épaule. Dire le positif avant le négatif, prendre des gants… Le rapport avec le joueur a évolué sur ce plan-là. Et ce qui a changé, on y revient, c’est tout l’environnement. Avant, il y avait le président et l’entraîneur, en gros. Aujourd’hui, c’est différent.»

«Avant, il y avait le président et l’entraîneur, en gros. Aujourd’hui, c’est différent»

Lucien Favre, entraîneur du Borussia Dortmund

Lucien Favre constate d’un regard méfiant que les missions du technicien s’éloignent sans cesse davantage du terrain: «C’est là-dessus que je me concentre et c’est ce que je préfère, quand je peux faire les exercices que je veux, les entraînements tactiques que je veux. Là, à ce moment-là, je suis content. Je suis bien. C’est le terrain, le ballon. Le reste…»

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