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SecondosL'UDC s'empêtre dans la «préférence nationale»

Avec son initiative «contre l'immigration de masse», l'UDC veut faire figurer pour la première fois la «priorité aux Suissesses et aux Suisses» dans la Constitution.

par
Fabian Muhieddine
Pour Oskar Freysinger, «le passeport suisse prévaut sur les résidents».

Pour Oskar Freysinger, «le passeport suisse prévaut sur les résidents».

Laurent Crottet

C'est Simonetta Sommaruga qui a porté la première estocade. Invitée à Arena, l'émission politique de la télé alémanique, la ministre socialiste a traité l'initiative UDC «contre l'immigration de masse» de discriminatoire pour les secondos et les tertios, les immigrés de deuxième et troisième générations. En cas de oui, la notion de «préférence nationale» serait effectivement inscrite dans la Constitution.

Plusieurs définitions

«Les nouveaux arrivants ont moins de privilèges que ceux qui sont là depuis longtemps, explique Oskar Freysinger, vice-président de l'UDC et conseiller d'Etat valaisan. Le passeport suisse prévaut sur les résidents. Et les résidents doivent passer avant les nouveaux arrivés. Mais les résidents peuvent se naturaliser rapidement.» De son côté, Claude-Alain Voiblet, lui aussi vice-président de l'UDC, affirme que par «préférence nationale», il faut clairement entendre «préférence indigène», un peu comme la formule du MCG avec la «préférence aux résidents».

Le problème, c'est que si la version française du texte de l'initiative peut laisser planer le doute sur l'interprétation du terme «préférence nationale», la version allemande, elle, est plus claire avec «une priorité pour les Suissesses et les Suisses» («ein Vorrang für die Schweizerinnen und Schweizer»), comme le souligne Christian Levrat, président du PS. Les définitions se multiplient donc à vue d'œil. Qui faut-il croire?

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