Berne - L’UDC Thomas Aeschi veut abolir le pass en Suisse
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BerneL’UDC Thomas Aeschi veut abolir le pass en Suisse

Le chef du groupe UDC aux Chambres fédérales réaffirme sa volonté de supprimer le pass. Mais à droite, l’UDC est seule dans ce combat.

par
Eric Felley
Pour le président du groupe UDC aux Chambres fédérales, il serait exclu de devoir montrer un pass sanitaire pour entrer dans un restaurant.

Pour le président du groupe UDC aux Chambres fédérales, il serait exclu de devoir montrer un pass sanitaire pour entrer dans un restaurant.

DR/FB

La droite suisse est divisée sur le pass sanitaire. Si le PLR défend son utilisation pour les gens vaccinés ou guéris en cas de reprise de l’épidémie, l’UDC n’en veut pas. Du moins, son chef de groupe, Thomas Aeschi (UDC/ZG) déclare lundi dans la presse alémanique qu’il s’engagera pour faire supprimer le certificat sanitaire en Suisse. D’une part, son parti va demander une nouvelle fois, lors de la session de septembre, la levée de toutes les mesures et un retour complet à la normale. Pour lui, cité par «Blick»: «La plupart des personnes à risque ont été vaccinées et une surcharge des hôpitaux est pratiquement impossible».

Un certificat spécifique pour voyager

D’autre part, il va tenter de convaincre ses collègues de parti de voter non à la loi Covid-19 en novembre prochain. Les jeunes UDC ont participé à la récolte des signatures pour le référendum (qui ont atteint plus de 180 000). Contrairement à la votation du mois de juin, où les Suisses se prononçaient sur les aides économiques, celle du 28 novembre concerne spécifiquement le certificat sanitaire. Si une majorité du peuple suisse le refuse, il n’existera plus de base légale pour filtrer les entrées des stades ou des grandes manifestations. Et pour se rendre à l’étranger: «Si nécessaire, dit-il, le Conseil fédéral pourrait créer une nouvelle base pour un certificat de voyage, mais en Suisse le certificat Covid ne pourra plus être exigé comme condition d’entrée».

L’UDC demeure toutefois le seul parti à droite qui s’oppose au certificat. Cité par «Blick», le chef du groupe du Centre, le Valaisan Philipp Matthias Bregy (PDC/VS) estime, lui, que le certificat pourrait être utilisé aussi pour des événements de taille moyenne. Par contre, sur la question de son utilisation pour l’accès aux établissements public, il demeure réservé: «vorsichtig», prudent.

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