Politique - L’UDC veut forcer les demandeurs d’asile déboutés à faire un test Covid
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PolitiqueL’UDC veut forcer les demandeurs d’asile déboutés à faire un test Covid

Réuni samedi à Wetzikon (ZH), le groupe parlementaire UDC s’est prononcé en faveur d’une adaptation de la loi sur les étrangers et l’intégration. Il s’agit de créer une base juridique pour l’exécution forcée de tests Covid-19 sur les étrangers tenus de quitter le pays. Une proposition déjà formulée par la Confédération.

Le conseiller national Thomas Aeschi (UDC/ZG), chef du groupe parlementaire UDC.

Le conseiller national Thomas Aeschi (UDC/ZG), chef du groupe parlementaire UDC.

Laurent Crottet/LMS/Archives

Selon le groupe parlementaire UDC, de plus en plus de demandeurs d’asile refoulés ou d’étrangers soumis à l’obligation de quitter le pays s’opposent à leur rapatriement en refusant un test Covid, sachant qu’ils ne seront pas autorisés à entrer dans leur pays d’origine sans être testés. Dans un communiqué diffusé samedi, les parlementaires demandent par conséquent une adaptation de la législation afin que, dans ces cas, les tests nécessaires au voyage puissent être effectués de force. Le groupe parlementaire UDC réaffirme par ailleurs son opposition à la gauche qui veut exempter les enfants de moins de 16 ans de l’obligation de se faire tester. Selon lui, cela ouvrirait la porte aux abus, car les familles peuvent empêcher leur rapatriement en refusant le test Covid pour leurs enfants de moins de 16 ans ou en incitant l’enfant à ne pas se faire dépister.

Pour rappel, la Confédération elle-même a proposé cet été une «modification urgente» de la loi sur les étrangers qui lui permettra d’user de la contrainte pour dépister toute personne qui doit être expulsée du pays. Depuis le début de l’année, Berne a recensé environ 50 cas de requérants d’asile qui n’ont pas pu être expulsés de Suisse car ils ont refusé de se soumettre à un test PCR nasal alors que le pays de destination en exige un.

PostFinance: pas d’activité de crédit sans privatisation

En ce qui concerne PostFinance, le groupe parlementaire UDC s’est prononcé à l’unanimité pour que celle-ci ne puisse entrer dans les activités de crédit et d’hypothèques qu’après une privatisation. Le groupe UDC rejette la proposition du Conseil fédéral de lever immédiatement l’interdiction des prêts hypothécaires et de crédit et de privatiser ensuite progressivement PostFinance. Selon lui, cette approche risque de ne jamais aboutir à la privatisation et de créer un concurrent public pour le secteur privé. Il relève en outre que la levée immédiate de l’interdiction des crédits hypothécaires et des prêts serait anticonstitutionnelle.

(Comm/cle)

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