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Crash Germanwings«Lufthansa a failli en ne contrôlant pas ce pilote»

Andreas Lubitz, à l'origine du crash de l'A320, aurait dû faire l'objet de contrôles en raison de sa dépression estime le président de l'ordre allemand des médecins.

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Quelque 350 personnes, proches des victimes du crash d'un avion de la compagnie allemande Germanwings, sont venues samedi se recueillir dans les Alpes françaises. Le drame y avait fait il y a trois ans 150 morts. (Samedi 24 mars 2018)

Quelque 350 personnes, proches des victimes du crash d'un avion de la compagnie allemande Germanwings, sont venues samedi se recueillir dans les Alpes françaises. Le drame y avait fait il y a trois ans 150 morts. (Samedi 24 mars 2018)

AFP
En septembre, une sculpture de Jürgen Batscheider, intitulée «Sonnenkugel» (sphère solaire, en allemand), a été déposée par hélicoptère sur le lieu d'impact. L'oeuvre, de cinq mètres de diamètre, renferme un cylindre et des sphères en bois à l'intérieur desquelles les familles des victimes ont placé leurs souvenirs personnels. (Samedi 24 mars 2018)

En septembre, une sculpture de Jürgen Batscheider, intitulée «Sonnenkugel» (sphère solaire, en allemand), a été déposée par hélicoptère sur le lieu d'impact. L'oeuvre, de cinq mètres de diamètre, renferme un cylindre et des sphères en bois à l'intérieur desquelles les familles des victimes ont placé leurs souvenirs personnels. (Samedi 24 mars 2018)

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Des familles de victimes sud-américaines entament une procédure en justice contre Germanwings. (Dimanche 7 mai 2017)

Des familles de victimes sud-américaines entament une procédure en justice contre Germanwings. (Dimanche 7 mai 2017)

AFP

Le président de l'ordre allemand des médecins, Frank Ulrich Montgommery, a jugé que la Lufthansa avait «failli» en ne contrôlant pas suffisamment Andreas Lubitz, le copilote qui a provoqué le crash de l'A320 de Germanwings.

«Je trouve que la Lufthansa en tant qu'employeur et l'office fédéral du transport aérien en tant qu'organe de contrôle ont failli», a estimé M. Montgommery dans une interview au quotidien Hamburger Abendblatt.

«Ils auraient dû contrôler ce pilote plus souvent. Dans de telles situations, un bilan annuel, comme c'est la règle, n'est pas suffisant», a jugé le président de l'ordre.

Problèmes psychologiques

Le 24 mars 2015 Andreas Lubitz, qui souffrait de lourds problèmes psychologiques, a précipité un A320 de la compagnie Germanwings, filiale de Lufthansa, dans les Alpes françaises, entraînant avec lui dans la mort les 149 autres personnes qui se trouvaient à bord.

Peu après le crash, la Lufthansa avait reconnu que son centre de formation avait été informé en 2009 par Andreas Lubitz qu'il avait connu un «épisode dépressif sévère».

«En tant que médecins, nous trouvons terrifiant que l'office fédéral et la Lufthansa aient su que ce pilote avait rencontré au cours de sa vie un épisode dépressif sévère et n'aient pas conduit d'examens particuliers», déclare le président de l'ordre.

«Le service médical des pilotes de la Lufthansa et l'office fédéral du transport aérien auraient dû regarder plus attentivement», souligne encore M. Montgommery, trouvant également critiquable que l'examen médical des pilotes «soit essentiellement confiné à une expertise corporelle et à des résultats d'analyse et effectue trop peu d'examen psychique».

Dépression

Selon son dossier médical, Andreas Lubitz a continué à souffrir de dépression, après avoir obtenu son brevet de pilote. Et Le 10 mars 2015, 15 jours avant le crash, un médecin privé «avait diagnostiqué une psychose possible et recommandé un traitement en hôpital psychiatrique», a rappelé le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) de l'aviation civile, dans son rapport sur l'accident du 13 mars 2016.

Des proches des victimes ont attaqué en justice aux Etats-Unis l'école de pilotage de la Lufthansa dans l'Arizona qui a formé le copilote.

(AFP)

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