Test - Luminothérapie pour sommeils compliqués
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TestLuminothérapie pour sommeils compliqués

On a passé nos dernières nuits avec Aloha, un réveille-matin lampe de chevet en charge de la qualité de notre début et fin de dodo.

par
Jean-Charles Canet
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Aloha de Terraillon. Un dôme lumineux et l’heure sous la bordure en tissu.

Aloha de Terraillon. Un dôme lumineux et l’heure sous la bordure en tissu.

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Les réglages de l’heure, de l’heure de réveil, de la sonnerie musicale et de son volume sont situés sur le socle.

Les réglages de l’heure, de l’heure de réveil, de la sonnerie musicale et de son volume sont situés sur le socle.

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La couronne est pourvue de quatre touches tactiles.

La couronne est pourvue de quatre touches tactiles.

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C’est une petite lampe réveille-matin qui est parvenue à la rédaction du Matin.ch avec pour objectif de se faire tester. Aloha est un nouveau produit de la marque Terraillon, il y a peu encore surtout connue pour être spécialisée dans les pèse-personnes. Son design est Made in France, sa manufacture est chinoise. On vous laisse juger de la pureté de ses lignes sur photos.

Le principal objectif d’Aloha est de favoriser l’endormissement et le réveil pour qui ne se couche pas forcément avec le soleil. Il y a du monde. Une fois actionnée, sa lampe produit une jolie lumière jaune qui passe graduellement au rouge avant de s’éteindre complètement au terme de 20 minutes. Et 30 minutes avant le réveil programmé, l’objet se met à produire une lumière bleue d’intensité croissante, prélude à une sonnerie ou à un réveil musical (quelques mélodies calmes, 6 à choix, sont stockées dans sa mémoire). Le jaune rouge ne bloque pas, et donc favorise, la sécrétion de mélatonine, ce qui contribue à l’endormissement. Alors que le bleu incite la mélatonine à voir ailleurs si on y est. Ce qui aide au réveil, précise le fabricant.

Quatre modes

Sur sa couronne, Aloha est pourvu de quatre touches tactiles. Un mode «lampe» classique, j’allume, j’éteins. Comptez sur elle pour l’ambiance mais pas pour la lecture. Une autre pour voir l’heure (au travers d’une bordure en tissus gris semi-transparent). Une encore pour accompagner un exercice de respiration pré coucher. Une dernière pour lancer l’assistance du début et de la fin de dodo. Sur le dessous en caoutchouc, se trouvent d’autres touches pour les réglages de base (heure, heure de réveil, choix de la sonnerie musicale et volume.

En pratique, c’est sur ce point que nous avons connu quelques difficultés. Car pour bien tenir en main la lampe réveil afin de la retourner, les doigts ont la tendance naturelle à s’agripper sur le rebord sensible de la couronne, ce qui contrarie les réglages. Un dysfonctionnement ergonomique, à notre sens, qui est d’ailleurs implicitement signalé dans le mode d’emploi. Le temps de comprendre ce qui ne jouait pas, Aloha a trouvé sa place (branché sur le secteur et opérationnel) au bord du lit.

Quand le noir se fait

Là encore, nous avons connu quelques soucis ergonomiques. Moins au coucher, dans une pièce encore éclairée, que dans la nuit (pour actionner l’affichage de l’heure, ça peut arriver) et surtout au réveil quand il s’agit de couper le caquet à la mélodie du bonheur. Les touches tactiles sont en effet dépourvues de toute protubérance ou de changement de texture. Sans de tels indicateurs, nos doigts, suppléants de nos yeux embrumés, tapent trop au hasard pour que cela soit efficace. Rien qui ne puisse être appris par l’usage mais, à notre sens, ce problème aurait pu être évité.

Dernier grief, Aloha ne fonctionne que sur le secteur et ne dispose pas de batterie ou d’une mémoire interne pour conserver nos réglages en cas de débranchement ou de coupure d’électricité. Dans ces cas, ils sont à refaire. Un affichage clignotant est néanmoins là pour le rappeler.

Plus belles que nos jours?

Et à part ça, nos nuits en ont-elles été embellies? Difficile à dire quand on ne connaît pas de problèmes particuliers d’endormissement ou de réveil. Pour être honnête et faute d’un(e) spécialistes du sommeil au pied du lit pour chronométrer nos phases d’endormissement, nous ne sommes pas en mesure d’affirmer si l’exercice d’abaissement du rythme cardiaque doublé de la luminothérapie proposée ont contribué à améliorer même un tant soit peu nos changements d’état. On peut juste s’en douter, voire l’espérer plus patent sur le long terme. La lampe n’a cependant, et pour sûr, rien dégradé. Ce qui aurait été un comble.

Côté étiquette, nous avons repéré Aloha en Suisse pour une somme qui varie entre 90 et 110 francs. Son ergonomie perfectible nous pousse à estimer que le rapport qualité-prix n’est pas encore totalement en faveur du produit.

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