Berne: Luzi Stamm et Lisa Mazzone ont ouvert la session
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BerneLuzi Stamm et Lisa Mazzone ont ouvert la session

La 50e législature a débuté lundi avec les discours du doyen de fonction et de la plus jeune nouvelle élue. Les 200 conseillers ont ensuite prêté serment en présence du Conseil fédéral.

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C'est le doyen de fonction du Parlement qui a ouvert les feux avec un discours dans lequel il est revenu notamment sur 24 ans de carrière. (Lundi 30 novembre 2015)

C'est le doyen de fonction du Parlement qui a ouvert les feux avec un discours dans lequel il est revenu notamment sur 24 ans de carrière. (Lundi 30 novembre 2015)

Keystone
C'est ensuite la nouvelle élue, la Verte genevoise Lisa Mazzone qui a pris la parole dans un discours où l'écologie a tenu une grande place. (Lundi 30 novembre 2015)

C'est ensuite la nouvelle élue, la Verte genevoise Lisa Mazzone qui a pris la parole dans un discours où l'écologie a tenu une grande place. (Lundi 30 novembre 2015)

Keystone
Les conseillers nationaux ont ensuite prêté serment, ici le groupe UDC, avec notamment Magdalena Martullo-Blocher, fille de Christoph Blocher. (Lundi 30 novembre 2015)

Les conseillers nationaux ont ensuite prêté serment, ici le groupe UDC, avec notamment Magdalena Martullo-Blocher, fille de Christoph Blocher. (Lundi 30 novembre 2015)

Keystone

La 50e législature a débuté lundi après-midi. Luzi Stamm (UDC/AG), le doyen de fonction, et la plus jeune nouvelle élue Lisa Mazzone (Verts/GE) ont prononcé les discours d'ouverture au Conseil national.

Luzi Stamm a énuméré pêle-mêle les événements qui ont marqué ses 24 années sous la Coupole. L'élu de 63 ans a notamment cité la visite en Suisse de Mikhaïl Gorbatchev, l'entrée de la Suisse dans l'espace Schengen, le fou rire de l'ancien conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz ou encore la fusillade au parlement de Zoug.

Cette tragédie montre que les parlementaires peuvent parfois être marqués par des drames et que la Suisse n'est pas à l'abri de tragédies, a-t-il continué. Et quand on regarde la souffrance de la population en Italie, en Espagne ou en France, cela fait souci et on a la responsabilité de faire le maximum pour l'éviter.

Mais l'Argovien, emporté par moments par des élans lyriques, a également tenu à rappeler que la Suisse vit dans un monde merveilleux. «What a wonderful political system», et c'est formidable de pouvoir travailler avec vous, a-t-il déclaré en anglais, faisant référence à la chanson de Louis Armstrong.

Agir ensemble

Lisa Mazzone, âgée de 27 ans, a quant à elle rappelé l'urgence d'agir pour notre planète. «Quel bouleversement faudra-t-il pour qu'il y ait une mobilisation politique?», a-t-elle lancé dans son allocution en français et en allemand.

«Combien de victimes devrons-nous déplorer pour que l'indignation qu'elles susciteront traverse les murs du Parlement», a poursuivi celle qui siège pour la première fois sous la Coupole. De l'accès aux ressources naturelles à l'aménagement du territoire, de l'économie à l'énergie, des flux migratoires à la mobilité, «nos problèmes» sont tous liés à l'environnement.

«Certaines décisions que nous prenons aujourd'hui auront un impact durant de longues années», a insisté la benjamine de la Chambre du peuple. Et il est important que la Suisse n'agisse pas seule, mais comme une partie d'un tout.

Prestation de serment

Après avoir formellement constaté que le Conseil national était constitué, ses membres ont prononcé les traditionnels «je le jure» ou «je le promets» dans leur langue respective. Ils ont ensuite entonné l'hymne national, joué par le quatuor du Conseil national, composé de parlementaires issus de quatre partis différents: PLR, PVL, PDC et Verts.

Sans opposition, le Conseil national a constaté que les résultats des élections du 18 octobre ont été validés dans tous les cantons et a pris acte du rapport du Conseil fédéral.

Seul un élu présente une incompatibilité avec son mandat de conseiller national. Il s'agit de Roberto Schmidt (PDC/VS), qui est aussi membre de la commission pour le fond suisse pour le paysage. Il a déjà annoncé qu'il quittera cette commission extraparlementaire.

Un mandat dans des commissions ou des conseils d'administration de sociétés liées à la Confédération ne peut en effet pas être exercé parallèlement à celui de parlementaire, a rappelé vendredi le bureau provisoire du National dans un rapport.

(ats)

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