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footLydia Nsekera perd la présidence de la Fédération de football du Burundi

BUJUMBURA (Burundi), 18 nov 2013 (AFP) - Lydia Nsekera, l'une des seules femmes à la tête d'une fédération nationale de football au monde, membre du comité exécutif de la Fifa, a perdu son poste à la tête de la Fédération burundaise (FFB), a indiqué lundi la FFB.

La charismatique burundaise, 46 ans, était à la tête de la FFB depuis 2004, un poste qu'elle avait gagné en s'imposant dans l'univers "terriblement macho" du football de son pays, a-t-elle confié un jour. Jusqu'à l'été dernier, quand une femme a aussi été portée à la tête de la Fédération sierra-léonaise de football, Mme Nsekera est restée la seule femme présidente d'une fédération nationale de football. Elle était entrée dans l'Histoire du football en mai 2012, en devenant également la première femme membre du comité exécutif de la fédération internationale de football (Fifa). Mais dimanche, elle a été évincée de la tête de la FFB au profit d'un influent membre du parti au pouvoir au Burundi lors d'élections organisées à huis-clos. "C'est le sénateur Révérien Ndikuriyo qui est arrivé en tête avec 31 voix sur 56 votes. La présidente Lydia Nsekera en a obtenu 25 et il y a eu deux abstentions", a précisé à l'AFP le secrétaire exécutif de la FFB, Jérémie Manirakiza. Deux observateurs de la Fifa et de la Confédération africaine de Football (CAF), Primo Corvarro et Foster Abega, étaient présents et "ont constaté la régularité de ce scrutin", a-t-il poursuivi. M. Ndikuriyo, un ancien combattant rebelle, est le président de l'"Aigle noir", une équipe de deuxième division de la province de Makamba (sud-est). "Cette élection aurait dû se dérouler depuis févier 2013 (...) mais cela a traîné à cause de la guerre que se sont menée Lydia Nsekera et Révérien Ndikuriyo, épaulé par son parti", a expliqué à l'AFP un responsable provincial sous couvert d'anonymat. "Celui-ci a gagné car il est parvenu à noyauter les associations provinciales", selon la même source. Lydia Nsekera, basketteuse et spécialiste du saut en hauteur qui ne cachait pas son ambition de faire émerger des femmes dirigeantes dans le football burundais, a elle-même "dénoncé dans son discours d'adieu à huis-clos l'immixtion de la politique et des questions ethniques dans le football burundais, et a mis en garde contre leurs conséquences", a ajouté ce responsable provincial. esd-aud/ig

(AFP)

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