Actualisé 06.07.2020 à 06:55

Pandémie«M. Covid» craint 400 cas par jour dans deux semaines

Plusieurs voix s’alarment de la situation actuelle en Suisse. Les boîtes de nuit sont particulièrement pointées du doigt.

par
lematin.ch
Le chef du groupe de travail Covid-19 de la Confédération Matthias Egger craint 200 cas par jour la semaine prochaine. Et le double la suivante.

Le chef du groupe de travail Covid-19 de la Confédération Matthias Egger craint 200 cas par jour la semaine prochaine. Et le double la suivante.

Keystone

Sur le front de l’épidémie de coronavirus, la situation épidémiologique actuelle en Suisse inquiète fortement des responsables et experts. Plusieurs d’entre eux tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme dans la presse dominicale alémanique. La situation dans les boîtes de nuit et bars est pointée du doigt. Ainsi que le risque que les cantons ne soient plus capables de retracer les lignes de contamination si les cas continuent d'augmenter.

Les cantons ont la possibilité d'interdire les grandes manifestations, de fermer les discothèques, de limiter les heures d'ouverture des restaurants et d'étendre l'obligation de porter un masque de protection, souligne ainsi le président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé, Lukas Engelberger dans la «NZZ am Sonntag».

Favorable à une ligne plus restrictive, il estime que ces mesures sont inévitables si le nombre de cas de contaminations au coronavirus continue d'augmenter.

«La Suisse n'est pas sur la bonne voie»

Nouveau «Monsieur Covid-19» de la Confédération, l'épidémiologiste Matthias Egger, avait déjà critiqué il y a deux semaines des mesures d’assouplissement qu’il pensait trop rapides. Dans le «SonntagsBlick» il se montre très pessimiste si les mesures actuelles restent inchangées. «Les chiffres indiquent que nous aurons peut-être déjà 200 cas la semaine prochaine et 400 la semaine suivante», prévient-il.

Autre voix critique, la virologue Isabella Eckerle, responsable du Centre de recherche sur les maladies virales émergentes des HUG, à Genève. Elle regrette que «les recommandations de la science» ont été peu entendues et suivies par le Conseil fédéral.

«La Suisse n'est pas sur la bonne voie», commente-t-elle dans le «SonntagsBlick», plaidant pour la fermeture des clubs et l'interdiction des événements réunissant des centaines de personnes.

R.M./ATS

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