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Basketball«Ma mère aurait aimé que je passe Noël en Suisse»

Thabo Sefolosha s’est confié trois jours avant le début de la saison de NBA, après avoir enfin trouvé la maison dans laquelle il emménagera dans quelques semaines avec sa famille.

Comment s’est déroulée cette préparation raccourcie?

«J’ai débarqué à Oklahoma City le 8 décembre, soit un jour avant la reprise de l’entraînement. Tout s’est vraiment enchaîné très vite depuis. Mais je n’ai ressenti aucun stress. Nous avons travaillé dans la continuité de ce que nous faisions la saison dernière. Nous connaissons notre niveau, ce qui nous a apporté beaucoup de sérénité.»

La charge d’entraînement était-elle différente par rapport à une préparation normale?

«Les entraînements n’étaient pas plus intensifs que d’habitude, même si nous avons eu droit à quelques sessions plus longues afin de nous remettre dans le bain. Le but était avant tout de remettre en place les systèmes, surtout les systèmes défensifs.»

Vous avez disputé l’Euroleague avec Fenerbahçe pendant le lock-out, alors que certains de vos équipiers se sont contentés de jouer des matches exhibition. Avez-vous senti une différence au niveau de la condition physique?

«Tout le monde tient la forme, et nous n’avons aucun blessé à déplorer. Nous avons gagné nos deux matches de préparation (à chaque fois face à Dallas). Ces matches ne comptent certes pas, mais nous avons bien joué. Ce qui est certain, c’est que je me sens très, très bien. Je suis déjà en condition de disputer des matches officiels.»

Qu’avez-vous ressenti en ville depuis votre retour?

«Les gens à qui j’ai parlé ont vraiment hâte que la saison commence. Nous avons joué pratiquement à guichets fermés le match de préparation face à Dallas, ce qui est rare pour la pré-saison. Et nos fans se sont comportés comme lors d’un match de championnat: ils ont conspué Dirk Nowitzki (MVP de la dernière finale remportée par son équipe de Dallas face à Miami) et nous ont continuellement poussés.»

Le visage de votre équipe est quasiment identique à celui de la saison dernière. Est-ce un avantage avec cette préparation raccourcie?

«Certainement. Mais ce qui devrait surtout nous avantager, c’est la jeunesse de notre effectif. Il sera important de recharger rapidement les batteries pour rebondir d’un match à l’autre. Les rencontres s’enchaîneront très rapidement. Nous jouerons d’ailleurs le 25 et le 26 décembre, ainsi que le 28, le 29 et le 31!»

Est-ce difficile de devoir jouer le jour de Noël alors qu’il y a quelques semaines vous pouviez imaginer passer les fêtes de fin d’année en Suisse?

«Ma femme était avec moi depuis mon retour aux États-Unis, mais elle est rentrée en Suisse pour les fêtes. Cela ne change donc rien pour moi de devoir jouer ce jour-là. De toute façon, même si j’avais pensé à un moment donné pouvoir vivre des fêtes normales, mon objectif était de rejouer le plus rapidement en NBA. C’est surtout ma mère qui aurait aimé que je passe Noël en Suisse.»

Le Thunder a atteint la finale de la Conférence ouest la saison dernière. Quel est l’objectif de l’équipe?

«Nous ne voulons surtout pas nous dire que la saison serait ratée si nous n’arrivions pas en finale. Ce serait ridicule. Nous pourrions très bien perdre au 2e tour des play-off face au champion en titre, ce qui n’aurait rien de déshonorant. Notre objectif est de poursuivre notre progression en tant qu’équipe, de bien jouer en impliquant tous les joueurs. Mais soyons clairs: nous sommes des compétiteurs, et nous voulons faire mieux que la saison dernière!»

Comment voyez-vous les autres favoris de la Conférence ouest?

«Les Los Angeles Lakers sont probablement moins forts que d’habitude. Dallas sera bien présent, même si ses stars quelque peu vieillissantes (Nowitzki ou Jason Kidd) auront peut-être du mal en début de saison. Les San Antonio Spurs devraient comme toujours briller en saison régulière, mais je ne les vois pas aller loin en play-off. Les Los Angeles Clippers seront également à suivre de près en raison de l’arrivée de Chris Paul. Leur équipe semble excellente sur le papier, mais c’est sur le terrain qu’on verra leur vraie valeur.»

Et Oklahoma City dans tout ça? «Nous sommes pas mal!»

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