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La chronique de Stan«Ma petite PME»

Suivez Stanislas Wawrinka au long de ses pérégrinations sur le circuit ATP.

«Comme vous le savez, je n’ai pas de coach. J’organise ma carrière comme un grand garçon. C’est assez simple, je vous explique.

Dès que le programme sort, je réserve des terrains d’entraînement. Parfois, j’ai déjà un partenaire, j’ai pris des contacts par SMS. Si ce n’est pas le cas, j’inscris mon nom au tableau, en précisant le profil que je recherche: droitier, gaucher, gros serveur, etc.

»?Quand j’ai besoin d’une voiture pour aller au stade, je la réserve au bureau. Tout roule. Même pour le débriefing, je ne souffre pas de l’absence d’un coach. J’ai toujours réfléchi par moi-même, en me posant beaucoup de questions. J’ai aussi la chance d’avoir Seve (Lüthi, capitaine de Coupe Davis et conseiller de Federer), qui suit souvent mes matches et donne des conseils précieux.

»?A la fin, on passe payer les cordeurs et on donne ses coordonnées bancaires, pour le virement du prize monney. Dans de nombreux pays, le tournoi prélève un impôt à la source, il suffit de signer une feuille.

»?En principe, mon agent gère l’hôtel, les billets aux invités, les demandes de vêtements ou de raquettes à mon équipementier. D’autres agents font absolument tout! Moi, j’ai l’habitude de gérer. Plus j’en avance en âge, plus je suis cette voie et, je vais vous le dire, moins j’ai envie de trimbaler toujours quelqu’un avec moi. C’est aussi pour cette raison que je n’ai pas de coach: ça oblige à prendre plus de décisions, à les assumer plus. Vous voulez savoir? Je n’ai jamais eu de ligne de conduite aussi claire.»

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