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Football«Ma rencontre avec un escroc»

Les clubs suisses sont fréquemment approchés par des investisseurs peu recommandables. Quatre Romands racontent leurs négociations presque surréalistes, dont certaines tournent mal.

par
Tim Guillemin
Fotolia/Getty

Première idée reçue: «On ne gagne pas d’argent avec le football.» C’est sans doute vrai pour ceux qui dirigent leur club de manière honnête. Mais, si autant de personnes peu recommandables gravitent autour des clubs suisses, c’est bien parce qu’il y a de quoi prospérer, dans un secteur qui brasse des millions de francs. L’exemple très récent du FC Wil l’a montré: les investisseurs venus de Turquie avaient les moyens de leurs ambitions, mais ils ont choisi de s’en aller du jour au lendemain, laissant un champ de ruines derrière eux. Les raisons de leur départ instantané sont restées secrètes, mais ces gens-là sont venus en Suisse avec une idée bien précise: faire transiter des fonds. L’argent entre d’une manière et ressort d’une autre.

Là où l’Allemagne, par exemple, a posé des garde-fous très stricts, la Swiss Football League avoue son incapacité à empêcher ces dérives. Le processus d’obtention d’une licence de jeu est certes sérieux et compliqué, mais la SFL ne peut pas éplucher les comptes des investisseurs. Tant que les fonds sont garantis, peu importe d’où ils viennent. C’est ainsi que Bulat Chagaev, il y a six ans, a pu racheter Neuchâtel Xamax et le mener à la faillite. Marc Roger et Servette, autre échec retentissant: le même procédé, à quelques détails près.

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