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Ukraine«Ma vie a été mise à prix» estime la journaliste battue

Depuis son hôpital, la journaliste ukrainienne agressée mercredi affirme que cet événement «n'a pu être commis au hasard». Elle a le nez cassé et ne peut toujours pas ouvrir un œil.

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L'opposante Ioulia Timochenko a déclaré dimanche qu'elle n'était pas intéressée par le poste de Premier ministre. (23 février 2014)

L'opposante Ioulia Timochenko a déclaré dimanche qu'elle n'était pas intéressée par le poste de Premier ministre. (23 février 2014)

Keystone
Le clan du président déchu Ianoukovitch (photo) est visé par deux mandats d'arrêts, un contre l'ex-ministre ukrainien des Revenus Oleksander Klimenko et un autre à l'encontre de l'ex-procureur général Viktor Pchonka. (23 février 2014)

Le clan du président déchu Ianoukovitch (photo) est visé par deux mandats d'arrêts, un contre l'ex-ministre ukrainien des Revenus Oleksander Klimenko et un autre à l'encontre de l'ex-procureur général Viktor Pchonka. (23 février 2014)

Keystone
Le président du Parlement Olexandre Tourtchinov devient président de l'Ukraine par intérim, en remplacement de Viktor Ianoukovitch, destitué samedi (23 février 2014).

Le président du Parlement Olexandre Tourtchinov devient président de l'Ukraine par intérim, en remplacement de Viktor Ianoukovitch, destitué samedi (23 février 2014).

Keystone

La journaliste ukrainienne Tetiana Tchornol, sauvagement battue mercredi, a estimé vendredi que sa vie avait été «mise à prix» après ses enquêtes contre les résidences du président Viktor Ianoukovitch et d'autres hauts fonctionnaires. Son agression a provoqué a été sévèrement condamnée en Ukraine et à l'étranger.

Dans un entretien accordé depuis son lit d'hôpital à la télévision d'opposition Kanal 5, la jeune femme qui a le nez cassé et ne peut toujours pas ouvrir un oeil, a souligné que l'agression n'avait «absolument pas pu être commise au hasard».

Elle a raconté avoir été suivie la nuit de l'agression «par une Jeep de luxe noire» après avoir passé la journée à prendre en photos des propriétés du ministre de l'Intérieur Vitali Zakhartchenko et du procureur général Viktor Pchonka.

«Je rentrais dans mon village (dans la banlieue de Kiev). Quand j'ai vu ce véhicule, j'ai décidé de me rendre à Kiev sur Maïdan», la place de l'Indépendance, haut lieu de la contestation contre le régime depuis plus d'un mois, a-t-elle raconté.

Percutée

A ce moment, le véhicule qui l'avait prise en chasse s'est mis à la percuter de tous les côtés pour la forcer à s'arrêter, a-t-elle expliqué. «Quand tu es percutée ainsi par une voiture de luxe, tu comprends que ta vie a été mise à prix», a-t-elle souligné.

Les occupants de la Jeep «ont brisé une vitre de ma voiture. J'ai essayé de m'enfuir, mais ils m'ont rattrapée et m'ont frappée à la tête». «Ils m'ont frappée à plusieurs reprises à la tête et au visage. J'étais sûre qu'ils voulaient me tuer», a-t-elle poursuivi.

Selon Tetiana Tchornovol cette agression pourrait être «une vengeance» pour une voiture des services spéciaux qu'elle avait endommagée pour y retirer des «enregistrements illégaux».

Réactions

La journaliste qui a publié plusieurs enquêtes sur la résidence de Mejiguiria du président Viktor Ianoukovitch «illégalement privatisée» a également raconté dans cette interview avoir récemment découvert une nouvelle résidence du président.

L'agression de Tetiana Tchornovol, qui est également en première ligne de la contestation pro-européenne, a provoqué un tollé en Ukraine et à l'étranger. L'opposition appelle à une nouvelle manifestation dimanche et organise une marche vers Mejiguiria, résidence très protégée du chef de l'Etat à une quinzaine kilomètres de Kiev.

(ats)

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