Football: Maceiras: «Il ne faut pas croire que l’on s’en fout»
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FootballMaceiras: «Il ne faut pas croire que l’on s’en fout»

Déclaré «mort» par son directeur sportif après l’humiliation bâloise, le FC Sion peut-il ressusciter dimanche contre Xamax. Affecté par l’enchaînement négatif, Quentin Maceiras, son latéral, en est convaincu.

Quentin Maceiras (à g., opposé ici au Bâlois Bua) n'attend rien d'autre qu'une victoire dimanche contre Ne/Xamax à l'occasion du dernier match de l'année.

Quentin Maceiras (à g., opposé ici au Bâlois Bua) n'attend rien d'autre qu'une victoire dimanche contre Ne/Xamax à l'occasion du dernier match de l'année.

Keystone

A 24 ans, Quentin Maceiras ne réalise peut-être pas sa meilleure saison sous le maillot valaisan, qu’il défend depuis 2016 en première équipe (79 matches, 3 buts). Avec déjà 14 matches à son compteur depuis le coup d’envoi du présent championnat, le latéral droit de Tourbillon est pourtant le défenseur le plus souvent aligné, devant son capitaine Kouassi (13 apparitions), Abdellaoui (12), Ndoye (12), Facchinetti (10), Ruiz (8), Andersson et Bamert (3 chacun). A quelques heures du dernier rendez-vous de l'année contre Ne/Xamax, le No 62 a accepté de se mettre à table pour répondre aux questions du Matin.ch.

Quand on est un joueur du FC Sion, comment se sent-on après avoir vécu une humiliation au Parc Saint-Jacques (défaite 4-0)?

Forcément pas très bien. On s’est pris une véritable claque. Au niveau de l’ego, ça fait mal. On n’est pas loin d’un sentiment de honte. Il y a des défaites qui font plus mal que d’autres. Celle-ci en fait partie.

Et l’on dort comment?

Pas bien du tout. Moi, ça me travaille. Il ne faut pas croire que l’on s’en fout. On est tous touché par cette situation. Ce que l’on veut, c’est le bien du club.

Dans ces moments, vous pensez à ce que vous infliger à vos supporters qui, pour beaucoup d’entre eux, vous suivent partout?

Ils n’étaient pas contents, je les comprends. Des gens se déplacent pour nous voir, et on ne leur a rien montré. Mais c’est heureusement le propre du football que d’offrir toujours une nouvelle chance de se racheter. Profitons-en pour gagner le derby, si possible de belle manière, afin d’atténuer la déception que vit notre public depuis quelques semaines.

Au coup de sifflet final à Bâle, Barthélémy Constantin a pourtant estimé que «l’équipe est morte». Votre directeur sportif a raison?

Difficile de lui donner tort sur le match de Bâle, où l’on n’a fait que subir. Ce sont des mots qui font mal mais qui, sur le match en question, reflétaient hélas une certaine réalité.

Finalement, le problème, c’est quoi? Ne seriez-vous pas en train de trahir, même inconsciemment, l’esprit valaisan?

Il faut retrouver ce qui nous unit pour réussir de belles choses. Lorsque l’on alignait les victoires en début de championnat, personne ne parlait d’un manque de caractère. Le vestiaire vit bien, il n’y a pas de problèmes entre nous, sauf que les résultats ne suivent pas... Je pense surtout que l’on manque de confiance, et que cela se ressent au niveau des gestes que l’on tente. Lorsque l’on se met à trop réfléchir comme c’est le cas actuellement, on perd de la spontanéité.

En tant que défenseur, souffrez-vous du manque de stabilité et des sempiternels changements dans ce secteur (ndlr: cette saison, Sion a déjà aligné 11 défenses différentes)?

Ce n’est bien sûr pas l’idéal, ne serait-ce qu’au niveau des automatismes. Jouer ensemble suppose que l’on se connaît, mais cela nécessite du temps.

Ces temps-ci, Quentin Maceiras est-il un footballeur heureux?

Je pourrais l’être davantage, cela se répercute aussi sur la vie de famille. Facile de savoir pourquoi.

Dimanche, c’est jour de derby, avec la venue de Xamax…

Il n’y a pas 36’000 questions à se poser. On veut et l’on doit absolument l’emporter pour les laisser à bonne distance derrière nous. Si l’on livre un beau match avec les trois points au bout, on n’effacera certes pas tout, mais déjà beaucoup de choses. Et si l’on parvenait à effectuer un parcours sans faute en Coupe de Suisse au printemps 2020, on ne dirait plus que Sion manque de caractère.

Propos recueillis par Nicolas Jacquier, Riddes

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