Décès de Giscard d’Estaing: Macron décrète un jour de deuil national le 9 décembre
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Décès de Giscard d’EstaingMacron décrète un jour de deuil national le 9 décembre

Dans une adresse aux Français, le chef de l’État a déclaré jeudi soir que l’ancien président et sa famille ne souhaitaient pas un hommage national, contrairement à celui qui avait été organisé pour l’ancien président Jacques Chirac en 2019.

Le président français a rendu hommage à son homologue, jeudi soir.

Le président français a rendu hommage à son homologue, jeudi soir.

AFP

Le président français Emmanuel Macron a décrété jeudi un jour de deuil national mercredi en hommage à l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, «figure centrale de l’histoire de notre République», décédé la veille à l’âge de 94 ans.

Dans une adresse aux Français, le chef de l’État a précisé que l’ancien président et sa famille ne souhaitaient pas, «par pudeur», un hommage national, contrairement à celui qui avait été organisé pour l’ancien président Jacques Chirac en 2019. «Le 2 février prochain, jour de sa naissance, un hommage solennel sera organisé au Parlement européen de Strasbourg», a ajouté Emmanuel Macron.

Obsèques samedi

Le chef de l’État a précisé que «les Français qui le souhaitent pourront écrire quelques mots d’hommage dans nos Mairies et à Paris, au Musée d’Orsay, ce haut lieu de culture que nous lui devons». Les obsèques de «VGE» se dérouleront samedi «dans la plus stricte intimité familiale» à Authon, dans le centre de la France, où il possédait un château.

«J’appartiens à une génération qui est née sous sa présidence et qui sans doute n’a pas toujours mesuré à quel point Valéry Giscard d’Estaing avait pour elle changer la France», a témoigné Emmanuel Macron, né en 1977, soit trois ans après l’élection de «VGE».

«Profonde mutation»

Il a notamment cité «la défense des femmes et leur promotion à de hautes responsabilités, le divorce par consentement mutuel, la majorité civile à 18 ans, l’interruption volontaire de grossesse». «Si nos vies sont plus libres, c’est aussi à son courage et à son audace que nous le devons», selon lui.

Le président défunt «a présidé à une profonde mutation de notre pays, passant d’une large période d’après-guerre et des Trente Glorieuses à des temps de défis et de rude concurrence mondiale. Il a fait entrer la France dans une modernité sociale, institutionnelle mais aussi dans une Europe en plein élan, dans une mondialisation en plein essor qui vivait déjà ses premiers déséquilibres», a-t-il ajouté.

(AFP/NXP)

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