France - Macron juge prématurée la question de sa candidature
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FranceMacron juge prématurée la question de sa candidature

Le président français a estimé jeudi qu’il était trop tôt pour dire s’il allait ou non se présenter pour un nouveau mandat, en 2022.

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Élu en 2017 sur un programme centriste et un crédo «ni droite ni gauche», les ambitions réformatrices d’Emmanuel Macron ont été douchées par une grogne sociale d’abord, avec la crise des «gilets jaunes», puis par la pandémie de Covid-19. Sa candidature en 2022 est un secret de polichinelle et il serait très surprenant qu’il ne soit pas candidat. Il avait toutefois ouvert la porte à cette éventualité en décembre, estimant que certaines réformes pourraient le rendre tellement impopulaire qu’elles l’empêcheraient d’être candidat.

Élu en 2017 sur un programme centriste et un crédo «ni droite ni gauche», les ambitions réformatrices d’Emmanuel Macron ont été douchées par une grogne sociale d’abord, avec la crise des «gilets jaunes», puis par la pandémie de Covid-19. Sa candidature en 2022 est un secret de polichinelle et il serait très surprenant qu’il ne soit pas candidat. Il avait toutefois ouvert la porte à cette éventualité en décembre, estimant que certaines réformes pourraient le rendre tellement impopulaire qu’elles l’empêcheraient d’être candidat.

AFP
À ce stade, Marine Le Pen est l’adversaire numéro 1 d’Emmanuel Macron. Déjà finaliste en 2017, la patronne du Rassemblement national (extrême droite), avait été largement battue, avec 34% des voix contre 66% au futur président. Cette fois, plusieurs sondages donnent un match beaucoup plus serré au second tour et le chef de l’État ne s’y trompe pas en faisant d’elle sa principale rivale et en mettant un coup de barre à droite ces derniers mois.
La campagne est encore longue, et Marine le Pen avait notamment perdu de gros points dans un débat d’entre deux tours manqué en 2017.

À ce stade, Marine Le Pen est l’adversaire numéro 1 d’Emmanuel Macron. Déjà finaliste en 2017, la patronne du Rassemblement national (extrême droite), avait été largement battue, avec 34% des voix contre 66% au futur président. Cette fois, plusieurs sondages donnent un match beaucoup plus serré au second tour et le chef de l’État ne s’y trompe pas en faisant d’elle sa principale rivale et en mettant un coup de barre à droite ces derniers mois.

La campagne est encore longue, et Marine le Pen avait notamment perdu de gros points dans un débat d’entre deux tours manqué en 2017.

afp
Xavier Bertrand est pour l’instant le principal candidat déclaré de la droite républicaine. Ancien ministre et désormais à la tête des Hauts-de-France (nord), l’une des plus grandes régions du pays, il incarne une ligne politique assez proche de celle du président Macron, au centre-droit. Son objectif est de rallier les déçus de Macron, mais il devra aussi affronter la concurrence dans sa propre famille politique, notamment dans le clan des conservateurs.

Xavier Bertrand est pour l’instant le principal candidat déclaré de la droite républicaine. Ancien ministre et désormais à la tête des Hauts-de-France (nord), l’une des plus grandes régions du pays, il incarne une ligne politique assez proche de celle du président Macron, au centre-droit. Son objectif est de rallier les déçus de Macron, mais il devra aussi affronter la concurrence dans sa propre famille politique, notamment dans le clan des conservateurs.

afp

Le président français Emmanuel Macron, jugeant prématurée la question de sa candidature pour 2022, a prévenu jeudi qu’il allait devoir prendre des «décisions difficiles» pour la sortie de la crise du Covid, tout en appelant les Français à «ne pas avoir une vision catastrophiste» de la situation de leur pays.

«Je ne peux pas gérer l’été en pente douce», a déclaré le chef de l’État lors d’un déplacement dans le sud-ouest de la France, première étape d’un «tour de France».

«C’est trop tôt pour le dire»

Interrogé sur son éventuelle candidature pour un second mandant l’an prochain il a répondu: «C’est trop tôt pour le dire», affirmant sa détermination à «faire les choses jusqu’à la fin». «Je vais devoir prendre des décisions, certaines sur la relance, d’autres difficiles» pour que la dernière année du quinquennat soit «une année utile», a ajouté le président.

Il a balayé l’ensemble des grands sujets d’actualité – de la jeunesse à l’écologie en passant par la vaccination – en répondant aux questions de trente retraités réunis dans la salle des fêtes d’un petit village touristique de 1.700 habitants.

«On doit prendre le pouls du pays même quand on n’est pas en campagne», a justifié le président, répondant aux critiques de certains opposants qui lui reprochent d’être entré «en mode élection» à l’approche des élections régionales des 20 et 27 juin, et à moins d’un an de la présidentielle.

«Il est en campagne. La seule différence entre lui et moi, c’est que moi, je suis en campagne en respectant les comptes de campagne, lui non», a dénoncé Marine Le Pen, cheffe de l’extrême droite et candidate déclarée à la présidence, qui s’était qualifiée pour le second tour de la dernière présidentielle en 2017.

Pour Emmanuel Macron, la période qui s’ouvre est charnière pour que la France ne fasse  pas partie «des pays qui vont sortir de la crise en se repliant».

Pour Emmanuel Macron, la période qui s’ouvre est charnière pour que la France ne fasse pas partie «des pays qui vont sortir de la crise en se repliant».

Reuters

«Ne pas avoir une vision catastrophiste»

Pour Emmanuel Macron, la période qui s’ouvre est charnière pour que la France ne fasse pas partie «des pays qui vont sortir de la crise en se repliant». Adoptant un ton volontariste, il a appelé en particulier les jeunes à être «collectivement vigilants à ne pas avoir une vision catastrophiste». Car «le moral d’un pays joue aussi sur la façon de voir les choses».

Emmanuel Macron n’a pas dévoilé les mesures qu’il compte prendre à l’issue de ce «tour de France». Ainsi, sur une relance de la réforme des retraites, suspendue depuis mars 2020, il a déclaré qu’il voulait «voir ce qu’on est prêt à faire collectivement».

Mais, comme la France «est déjà un des pays où on travaille le moins par rapport à ses voisins», «à un moment donné la question» du financement des retraites «sera posée à la nation», a-t-il averti.

Il a également défendu son choix de ne pas augmenter les impôts des plus riches. «Est-ce qu’on peut massivement taper les gros (contribuables), idée qu’on adore chez nous? On peut le faire, mais les gros s’en vont!» a-t-il affirmé. «On m’a dit «le Président des riches», je m’en fous».

«Premiers de cordée»

Revenant sur sa formule «premiers de cordée», qui avait fait polémique fin 2017, Emmanuel Macron l’a jugée toujours «pertinente», car si «on doit tous être au même niveau, personne ne montera jamais la falaise». Il avait vanté à l’époque les mérites de «ceux qui réussissent», les invitant à s’engager pour la nation.

«Il faut bien des gens qui soient au meilleur niveau mondial» et «je suis content d’avoir (le joueur de foot Kylian) Mbappé». Au cours du débat, il s’est également prononcé pour une «politique d’intégration (des migrants) plus ambitieuse», contre la vaccination obligatoire contre le Covid et pour assouplir le non-cumul des mandats des élus.

(AFP)

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