Venezuela: Maduro a parlé putsch avec Erdogan

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Le président vénézuélien a désormais une vision «plus claire» des sanctions qu'il appliquerait à d'éventuels putschistes.

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Le président vénézuélien Nicolas Maduro a déclaré mercredi que sa récente rencontre avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan lui avait permis d'avoir une vision «plus claire» des sanctions qu'il appliquerait à d'éventuels putschistes.

«Le président Erdogan m'a raconté les détails (du coup d'Etat avorté de juillet) et j'y vois maintenant plus clair», a déclaré M. Maduro, faisant référence à ceux qui «tenteraient de violer le droit à la paix, la Constitution et de mener ce qui s'apparenterait à une attaque terroriste ou à un coup d'Etat».

«Le président Erdogan ressemblerait à un enfant de choeur à côté de ce que je ferais avec le peuple, avec les Forces armées et avec les institutions démocratiques du pays» en cas de putsch, a lancé le président vénézuélien à des centaines de partisans réunis sur une place du centre de Caracas.

MM. Maduro et Erdogan se sont rencontrés lundi à Istanbul, en marge d'un congrès mondial sur l'énergie.

Selon un dernier bilan de source officielle fin septembre, 32.000 personnes ont été arrêtées et 70.000 font l'objet d'enquêtes après le coup d'Etat avorté contre le président turc le 15 juillet qui a fait 270 morts et des milliers de blessés. Les autorités turques en attribuent la responsabilité à l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, qui depuis les Etats-Unis - où il vit en exil depuis 1999 - réfute toute implication.

«Ici, personne ne va mettre le feu au pays, ici, au Venezuela, ce que nous allons avoir, c'est la paix. Celui qui serait tenté par la violence, des actes terroristes ou qui mettrait le feu au pays, je lui promets un seul destin: la justice, la prison et notre pays sera ferme», a menacé M. Maduro.

Face à la sévère crise économique que traverse le pays et aux tentatives de l'opposition pour obtenir un référendum révocatoire, le président a demandé à ses adversaires de cesser la «violence» et les «menaces», soulignant que les Vénézuéliens ont «droit à la paix».

Ces déclarations interviennent au moment où l'opposition vénézuélienne organise une grande mobilisation pour appeler la population à signer, à la fin du mois, la demande de départ anticipé de M. Maduro, très impopulaire dans un contexte de grave crise économique.

axm/sgf/juf/gde

(AFP)

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