Actualisé 25.05.2020 à 02:47

Maduro célèbre l'arrivée d'un 1er pétrolier iranien

Venezuela

Le président vénézuélien a vanté ses bonnes relations avec l'Iran et prévenu que son pays n'allait jamais «s'agenouiller» devant Washington.

Le président Nicolas Maduro a célébré dimanche l'arrivée dans les eaux du Venezuela du premier des cinq pétroliers que l'Iran lui a envoyés et a averti que le pays n'allait jamais «s'agenouiller» devant Washington, qui condamne cette livraison d'hydrocarbures.

«Le navire Fortune est arrivé, c'est le premier de cinq navires qui apportent de l'essence et des produits pour fabriquer de l'essence au Venezuela», a déclaré le président socialiste au cours d'une allocution télévisée transmise par la télévision d'État VTV.

Nicolas Maduro a exalté les bonnes relations entre le Venezuela et l'Iran. «Nous sommes deux peuples pacifiques qui voulons notre développement, deux peuples rebelles, deux peuples révolutionnaires, qui ne vont jamais s'agenouiller devant l'impérialisme américain», a dit le président.

À l'annonce du départ pour le Venezuela des pétroliers iraniens, de hauts fonctionnaires de l'administration américaine ont exprimé leur «préoccupation» devant «le rôle de plus en plus important» de l'Iran au Venezuela.

Mise en garde

Téhéran a mis en garde ces derniers jours contre des «conséquences» si les États-Unis empêchaient par des manœuvres de leur marine la livraison de produits pétroliers iraniens au Venezuela, où les pénuries de carburant se sont aggravées avec la pandémie de coronavirus.

Nicolas Maduro a réaffirmé dans son allocution le droit du Venezuela de recevoir ces pétroliers, qui selon des informations de presse transporteraient un total de 1,5 million de barils de produits pétroliers. «Nous avons le droit de commercer librement, d'échanger des produits, d'acheter des produits, de vendre des produits», a-t-il dit.

Les États-Unis qualifient Nicolas Maduro de «dictateur» et considèrent son pouvoir comme illégitime. Suivis par une cinquantaine de pays, ils ont reconnu en 2019 comme président par intérim le chef de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido. Mais le Venezuela reste soutenu par d'autres pays comme l'Iran, la Russie, la Chine, la Turquie et Cuba.

(AFP)

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