HOCKEY SUR GLACE: Mais comment faire pour battre ce Gauthier Descloux?
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HOCKEY SUR GLACEMais comment faire pour battre ce Gauthier Descloux?

Fribourg Gottéron a dominé, beaucoup tiré, mais le portier d’un GE Servette très opportuniste a tout arrêté…

par
Christian Maillard

Il y a des soirs comme ça où on tente de gravir l’Everest, une pente trop raide et on finit par glisser pour avoir voulu l’escalader trop vite. Des soirées où ça ne veut pas, où on a beau tirer tirer tirer, ça finit dans des jambières ou la mitaine quand ce n’est pas un montant. Des rencontres que l’on domine tant et plus et qui vous échappent, comme ce derby-là, que Ge/Servette avait perdu par le passé pour avoir buté sur un immense Reto Berra…

Mais cette fois-ci, c’est Fribourg Gottéron qui a laissé filer la partie alors que son dernier rempart était blessé, à la maison. Peu importe, aux Vernets, le visiteur aurait pu jouer encore toute la nuit, même avec lui devant le filet, le résultat aurait été probablement le même que vendredi soir: 3 à 0 pour les Grenat!

40 tirs à 21!

40 tirs à 21 dont six possibilités de marquer en jeu de puissance: les joueurs de Christian Dubé ont bombardé la cage des Aigles dans toutes les positions mais que ce soit avec un homme de plus dans un exercice où ils font souvent mouche ou à cinq contre cinq, ils ont dû à chaque fois s’avouer vaincu devant un énorme Gauthier Descloux, auteur de son quatrième blanchissage de la saison. Il a rendu une copie parfaite et une fois de plus banal lexceptionnel. Les chiffres ne disent pas toujours la vérité, si ce n’est que ce n’est pas un hasard si le portier des Vernets compte un pourcentage de 92,89% d’arrêt en 33 matches disputés. Il mérite une statue.

Sur son bateau de survie, l’ange-gardien grenat a déclenché une balise de détresse au milieu de coéquipiers souvent pris de vitesse par les attaquants de la Sarine. Mais personne de l’autre côté n’a réussi à le couler. En l’absence de Henrik Tömmernes et de Marco Maurer, les autres défenseurs genevois ont souffert mille morts, souvent pliés devant la supériorité de l’adversaire, mais, avec un courage exemplaire, n’ont jamais rompu, à l’image d’un Timothy Kast prouvant sa polyvalence, en bouchant les trous à merveille.

Le culot d’Asselin

Si Viktor Stalberg, Christopher Di Domenico, David Desharnais, Killian Mottet, Julien Sprunger et toute la force de frappe des Dragons n’ont pas réussi à faire trembler les filets, les Servettiens ont pu, eux, compter sur l’efficacité de Noah Rod (14e), la roublardise de Daniel Winnik (28e) et le culot du Sierrois Guillaume Asselin (45e) pour une sacrée leçon d’efficacité.

Il y a des soirs comme ça où la réussite choisit son camp. Rendez-vous vendredi prochain à la BCF Arena pour une cinquième confrontation entre ces deux-là, avec Gauthier Descloux qui défendra à nouveau la cage des Aigles. Les Dragons ont une semaine pour trouver la solution, pour lui mettre le feu

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