Football: Mais où s'arrêtera le FC Béroche-Gorgier?
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FootballMais où s'arrêtera le FC Béroche-Gorgier?

Le club de 2e ligue neuchâteloise recevra Bavois (Promotion League) en 8e de finale de la Coupe de Suisse.

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Sport-Center
Le FC Béroche-Gorgier est le dernier rescapé de 2e ligue cantonale en Coupe de Suisse.

Le FC Béroche-Gorgier est le dernier rescapé de 2e ligue cantonale en Coupe de Suisse.

Facebook @fcberochegorgier.

La dernière fois qu'un club de deuxième ligue cantonale a atteint les 8es de finale de Coupe de Suisse, c'était en 2012. Il s'agissait à l'époque du FC Locarno. C'est dire à quel point le FC Béroche-Gorgier est en train de marquer l'histoire de la compétition. Dernier rescapé des séries dites inférieures, le club neuchâtelois a successivement éliminé Olten (2e ligue inter), puis Lancy (1re ligue). Il s'attaquera à la fin d'octobre (le mercredi 30 ou le jeudi 31) à Bavois (Promotion League), toujours sur son terrain du Bord du Lac.

«On monte d'une ligue à chaque fois, s'amuse le président Damien Sengstag. C'est dire que le challenge sera encore plus difficile. Mais, pour la plupart d'entre nous au club, on n'est pas près de revivre pareille aventure. On profite donc à fond de ces moments. Et je vous redirai ce que je vous avais dit après notre victoire en 32e de finale: sait-on jamais, sur un malentendu, ça peut marcher...»

Face à Bavois, il faudra peut-être plus qu'un malentendu pour que Béroche-Gorgier réussisse à forcer la porte des quarts de finale. Célèbre dans toute la Suisse romande depuis dimanche soir pour avoir fait le show dans le vestiaire devant les caméras de la RTS - «Aujourd'hui c'est vous les stars! C'est Hollywood!» - l'entraîneur de l'équipe bérochoise Florian Simonin soulignait la difficulté de la mission proposée: «Je ne dis pas ça contre Bavois, mais cette Promotion League est la catégorie de jeu la moins intéressante pour nous. Les équipes sont faites de semi-pros, ou d'anciens pros, et les trois ligues d'écart risquent de peser lourd.»

Florian Simonin ne cache pas qu'il attendait autre chose du tirage au sort: «Après deux victoires en Coupe, c'est vrai qu'on espérait tirer un gros morceau. En plus, ce 8e de finale sera joué en semaine, à la fin d'octobre: ce n'est pas la même chose que si le match se déroulait le week-end.» Voilà ce qui arrive quand on s'invite dans la cour des grands...

Si Béroche-Gorgier tient tant que cela à tirer un gros poisson, il est donc condamné à battre Bavois et à se catapulter en quarts de finale: «On va continuer à rêver à fond et on verra bien, précise l'entraîneur. On aura le temps de recharger nos batteries d'ici là. Et avec l'état d'esprit de mes joueurs, rien n'est impossible. Ils ont de vraies valeurs et je suis impressionné par la manière dont ils sont capables de se surpasser. Ce qu'ils m'ont montré samedi, c'était juste extraordinaire.»

À répéter une troisième fois à la fin d'octobre.

Renaud Tschoumy

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