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Interview exclusiveMais pourquoi est-il aussi méchant?

S’il a quitté la presse et le canapé de Drucker, Philippe Geluck n’a jamais été aussi occupé. Le 19e tome de son matou vient de paraître et ses œuvres, toiles et sculptures seront exposées à Lausanne. Rencontre.

par
Fred Valet
DR

Le portable se met à sonner. L’indicatif est belge. «Bonjour, c’est Philippe Geluck. Vous êtes dans le coin?» Première indication de taille: quand le papa du Chat le plus impertinent de la planète vient causer de lui à Genève, il voyage seul. Quelques tomes sous le manteau, un béret sur le crâne, des lunettes rondes sur le nez et un large sourire sur le visage. Sans surprise, l’auteur le plus vendu de la maison Casterman a l’air aussi gentil que son Chat est méchant. Un vrai bon type de 60 piges qui prend toujours un plaisir un peu pervers à aiguiser la gouaille de sa boule de poils à gros pif. Pire! Depuis plus de trente ans qu’il donne sa langue au Chat, Geluck n’a jamais été aussi virulent, pertinent (et attachant). Cette fois, «Le Chat passe à table». Un double album édité à l’italienne (format A5) dans lequel rien ni personne n’est épargné. Mariage gay, euthanasie, crashes d’avion, handicapés, érection matinale, le tout, emballé dans un humour aussi bien fin que gras. Geluck ne choisit pas, il balance, sans formule de politesse, mais sans scandale non plus.

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