Justice: Maïtena Biraben: «Personne n'est au-dessus de la loi»

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JusticeMaïtena Biraben: «Personne n'est au-dessus de la loi»

L'animatrice a donné sa première interview après avoir gagné son procès contre Canal+. Elle recevra 3,4 millions d'euros.

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FDA
Maïtena Biraben sortant du conseil des prud'hommes le 27 septembre 2018.

Maïtena Biraben sortant du conseil des prud'hommes le 27 septembre 2018.

JACQUES DEMARTHON / AFP

Maïtena Biraben, 51 ans, a gagné son combat contre Canal+. Le 27 septembre 2018, la chaîne a en effet été condamnée par le conseil des prud'hommes à lui verser plus de 3,4 millions d'euros. «Un jugement extrêmement fort qui va bien au-delà de Ma personne», comme elle l'a confié au «Parisien».

«La justice a clamé haut et fort que, dans ce pays, on ne peut pas faire n'importe quoi, que personne n'est au-dessus de la loi. Tout ce qui est arrivé, pas seulement à mon égard, a été d'une grande violence. Des gens me disent que mon honneur a été lavé, mais il n'a jamais été question d'honneur. C'est une question d'attitude dans la vie, qu'on n'a pas le droit d'avoir. Canal+ était mon employeur, mais c'était plus que ça. C'était une manière de vivre, une liberté qui a disparu», a-t-elle ajouté.

Elle ignore comment elle va utiliser cet argent

La présentatrice franco-suisse «assume l'énormité de ces sommes» et précise que ce ne sont pas les siennes, mais «celles que Vincent Bolloré a mises dans [son] contrat». Interrogée sur la manière dont elle compte dépenser cet argent, la maman de Lucas et Gabriel a assuré qu'elle n'y pensait pas.

«Aujourd'hui, j'ai du mal à réaliser ce qui vient de se passer. Ce n'est pas comme si j'avais gagné à l'Euromillions. Une décision de justice, c'est très lourd, c'est quelque chose de grave. Ce qui est important, c'est que les salariés aient des droits et puissent se défendre face à des employeurs. Je n'ai pas perdu le sens des réalités. C'est un moment particulier de ma vie, même si la parenthèse ne sera définitivement fermée que lorsque tout sera définitivement terminé», a-t-elle conclu. Canal+ peut en effet faire appel et a un mois de délai. Contactée par «Le Parisien», la chaîne n'a pas souhaité réagir.

Licenciée pour faute grave en 2016, Maïtena Biraben avait décidé d'attaquer le groupe devant le conseil des prud'hommes. Elle accusait Vincent Bolloré de «licenciement nul ou sans cause réelle et sérieuse».

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