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Canton de VaudMalgré la pandémie, les contrats d’apprentissage sont en hausse

Cette année, 6469 contrats d’apprentissage ont été signés, un résultat supérieur de 1,3% à l’an dernier. L’enveloppe de 16 millions du conseil d’Etat vaudois n’y est pas étrangère.

Le nombre de places d’apprentissage continue de croître (photo prétexte).

Le nombre de places d’apprentissage continue de croître (photo prétexte).

KEYSTONE

Le système vaudois de la formation professionnelle a absorbé le choc de la première vague de la pandémie. Le nombre d’apprentissages est en légère en hausse cette année: 6469 contrats ont été signés, un résultat supérieur de 1,3% à l’an dernier. L’enveloppe de 16 millions débloquée en mai sera utilisée d’ici fin 2020.

On pouvait craindre un recul: il n’en sera finalement rien. «Malgré la crise profonde, il est extrêmement réjouissant de constater que 6469 contrats ont été signés. Je suis soulagée, cela représente 81 contrats de plus que l’an dernier à la même période», a expliqué lundi devant la presse la conseillère d’Etat Cesla Amarelle.

Ce résultat est en partie dû aux mesures d’encouragement décidées ce printemps. «Le Conseil d’Etat a mis 16 millions pour booster les places d’apprentissage», a souligné le conseiller d’Etat Philippe Leuba. Il a rappelé que le 15 mai dernier, un contrat sur quatre manquait à l’appel, ce qui «nous faisait craindre une catastrophe».

Moitié du salaire

Au final, 3837 contrats ont pu bénéficier de cette aide, qui consistait en la prise en charge de la moitié du salaire des apprentis de première année. Les bénéficiaires: de nouveaux apprentis de première année ainsi que quelques jeunes dont le contrat avait été rompu durant la pandémie, notamment parce que leur entreprise n’était plus en mesure de maintenir ses effectifs.

En juillet, le gouvernement avait complété son dispositif avec une aide de 3,2 millions. Et il avait prolongé au 15 novembre – au lieu du 31 juillet – le délai de signature des contrats d’apprentissage.

Moins de jeunes en transition

Dans ce contexte particulier, le Département de la formation a tiré un premier bilan positif du plan d’action présenté il y a un an en faveur de l’apprentissage. Il a constaté que le nombre de jeunes qui passent par les mesures dites de transition – qui ne débouchent pas sur une certification professionnelle (CFC, AFP) – est en baisse.

Le canton souhaitait augmenter le taux de réussite aux examens et atteindre les 95%. Il l’a atteint, mais dans des conditions si particulières (examens théoriques supprimés notamment) que Lionel Eperon, directeur général de la Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP) considère ce chiffre avec «circonspection».

«Ont-ils bénéficié d’un régime de faveur», s’est-il demandé. Non, «c’est un pas qu’il ne franchira pas», dit-il en rappelant qu’avant le semi-confinement, ces apprentis avaient réalisé les neuf dixièmes de leur formation.

Absorber le choc

Autre constat: le nombre de places d’apprentissage continue de croître. Vaud s’est fixé comme objectif de proposer mille nouvelles places d’ici 2022. En 2019, il en mettait à disposition 600 de plus et 300 supplémentaires cette année. «Un petit miracle», selon Lionel Eperon.

Globalement, «le système a été capable d’absorber le choc de la première vague. Nous allons garder le cap et nous appuyer sur l’expérience acquise pour franchir les prochains obstacles», a résumé Mme Amarelle. Parmi les prochains défis figure notamment le problème des stages, les entreprises hésitant à accueillir des jeunes.

Salon des métiers en ligne

A Lausanne cette semaine aurait dû s’ouvrir le Salon des métiers, qui accueille en moyenne plus de 30'000 visiteurs chaque année. Il a dû être annulé en raison des mesures sanitaires. Il se tiendra au printemps sous forme numérique.

(ats/nxp)

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