11.09.2020 à 08:14

TransportsMAN veut biffer 9500 emplois, le quart de ses effectifs

Le constructeur allemand de poids lourds va sabrer ses effectifs dans tous les secteurs d’activité du groupe et prévoit de fermer des usines en Autriche et en Allemagne.

Trois sites, à savoir à Steyr, en Autriche, ainsi qu’à Plauen et Wittlich, en Allemagne, pourraient être fermés (archives).

Trois sites, à savoir à Steyr, en Autriche, ainsi qu’à Plauen et Wittlich, en Allemagne, pourraient être fermés (archives).

KEYSTONE/EPA/ANDREAS GEBERT

Le constructeur allemand de poids lourds MAN, filiale du groupe Volkswagen, compte supprimer jusqu’à 9500 emplois dans le monde. Le plan de restructuration, qui prévoit aussi des fermetures d’usines, entraînera la réduction de l’effectif du groupe d’un quart.

Le directoire «a décidé une réorientation de grande envergure», incluant des économies de 1,8 milliard d’euros, dont «la suppression de jusqu’à 9500 emplois en Allemagne, Autriche et dans le monde, dans tous les secteurs d’activité du groupe», a détaillé vendredi l’entreprise dans un communiqué. Trois sites, à savoir à Steyr, en Autriche, ainsi qu’à Plauen et Wittlich, en Allemagne, pourraient être fermés, ajoute MAN.

«Le directoire de MAN démarrera rapidement les négociations avec les représentants du personnel» sur la restructuration, a précisé le constructeur dans un communiqué. Au premier semestre, marqué par la pandémie de Covid-19 qui a plongé de vastes pans de l’économie dans une crise sans précédent, MAN a affiché une perte d’exploitation de 423 millions d’euros avec une baisse du chiffre d’affaires de 26% sur un an, à 4,7 milliards.

Présent en Suisse

MAN, qui produit aussi des moteurs et compresseurs pour des navires et engins de tout genre, est aussi présent en Suisse. L’unité MAN Energy Solutions Suisse emploie quelque 800 employés à Zurich.

Au deuxième trimestre notamment, les usines du fabricant de bus et camions avaient été en partie fermées. Mais déjà avant le Covid-19, MAN prévoyait un plan d’économies pour réagir à une baisse de la demande qui s’est simplement accentuée avec la crise sanitaire. Selon des médias allemands, le groupe avait envisagé jusqu’à 6000 suppressions d’emplois.

Dans son rapport annuel 2019, qui ne prend pas en compte la pandémie, MAN prévoyait déjà une baisse «drastique» de son résultat sous l’effet notamment d’une fonte de 10% à 20% du marché européen. MAN appartient à 95% à Traton, la branche poids lourds du groupe Volkswagen.

(ATS/NXP)

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